« On ne s’arrêtera qu’à la victoire »... la ténacité de l’opposition syrienne. Photo Reuters
Outre l’idée d’une zone tampon, M. Erdogan a évoqué l’éventuel rappel de l’ambassadeur de Turquie lorsque les ressortissants turcs auront quitté la Syrie. Le ministère turc des Affaires étrangères a d’ailleurs recommandé à ses ressortissants de quitter la Syrie.
Au cours des dernières 48 heures, 1 250 Syriens fuyant une offensive gouvernementale dans la province frontalière d’Idleb ont trouvé refuge en Turquie.
Parallèlement, des milliers de Syriens ont manifesté hier, notamment dans la ville de Homs bombardée par l’armée, pour réclamer une « intervention militaire immédiate » des pays arabes et musulmans notamment, selon des militants. « Le peuple veut une intervention militaire, la chute du régime et l’armement de l’Armée syrienne libre (ASL) », ont ainsi scandé des milliers de manifestants dans plusieurs quartiers d’Alep, la deuxième ville du pays, selon Mohammad al-Halabi, porte-parole des comités de militants sur place. Alep, jusqu’ici peu touchée par la contestation, connaît désormais d’importants rassemblements hostiles au régime. Alors que d’autres manifestations ont eu lieu à Deraa pour réclamer la chute du président Bachar el-Assad, la télévision d’État a diffusé des images d’un rassemblement en son soutien à Damas.
Les violences se sont poursuivies, au moins 41 personnes ayant trouvé la mort, selon la chaîne satellitaire al-Arabiya. « Plusieurs quartiers de la ville meurtrie de Homs ont été bombardés par intermittence ce matin », a déclaré Hadi Abdallah, militant à Homs de la Commission générale de la révolution syrienne. « Après les manifestations massives auxquelles les forces du régime ne s’attendaient pas, celles-ci ont violemment bombardé les quartiers de Bab Sbaa, Bab Dreib, Bab al-Jandali et Bab Tadmor ainsi que Hamidiyé, dans la vieille ville, ainsi que les quartiers de Khaldiyé, Bayada et Deir Baalbeh », a-t-il précisé, ajoutant que « des roquettes étaient tombées sur le quartier de Qoussour ». Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la « situation humanitaire est très mauvaise » à Homs.
Selon M. Abdallah, la ville de Rastane, proche de Homs, qui échappe au contrôle des forces gouvernementales, a elle aussi été la cible de bombardements.
Quelque 12 000 personnes déplacées dans la ville de al-Zaafaraneh, dans la province de Homs, ont ainsi besoin d’aide, a indiqué de son côté une porte-parole du CICR (Comité international de la Croix-Rouge). Selon elle, de nombreux habitants de Rastan et Talbissé ont fui leurs villes, gravement endommagées par les violences, pour s’y réfugier.
L’International Rescue Committee (IRC) a annoncé par ailleurs son intention de distribuer de l’aide à des milliers de réfugiés syriens en Jordanie voisine. L’organisation humanitaire internationale doit d’abord fournir des habits et des produits d’hygiène, selon un communiqué.
Enfin, les États-Unis ont mis en garde l’Irak contre un survol de son territoire par des appareils iraniens à destination de la Syrie, estimant qu’ils pourraient transporter des livraisons d’armes, alors que Téhéran assure qu’il s’agit d’aide humanitaire.
(Sources : agences et rédaction)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
le colonialisme ottoman c'est fini, 4/5 siècle d'occupation cela suffit, qu'ils s'occupent des leurs loukoums , et qu'ils ne nous ........ plus
07 h 37, le 18 mars 2012