Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a prononcé hier, lors de la cérémonie annuelle de remise de diplômes aux étudiants de l’« Organisation Nour pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture », un discours qui a porté sur quatre thèmes : le dossier politique libanais, la crise en Syrie, le bombardement israélien de Gaza, et l’alphabétisme.
Dans la première partie de son discours, sayyed Nasrallah a souligné la nécessité de combattre l’ignorance au Liban et dans le monde arabe. « Nous nous sommes toujours fondés sur le principe qu’aucun prisonnier ne doit rester dans les prisons israéliennes », a déclaré Hassan Nasrallah. Et de poursuivre : « Partant du même principe, il faut parvenir à ce qu’il n’y ait aucun illettré au Liban et dans le monde arabe. » Citant un récent sondage, le secrétaire général du Hezbollah a précisé que 16 % des Libanais sont illettrés et 25 % au chômage. « Pour un pays comme le Liban, c’est énorme ! » a-t-il assuré. Dans le monde arabe, 57 millions de personnes sont ignorantes et 20 millions d’autres au chômage, a-t-il déploré. « Les pays du Golfe déposent des milliers de milliards de dollars dans les banques américaines. Qu’est-ce qui leur manque alors pour mettre fin à l’ignorance et au chômage ? » a demandé le chef du Hezbollah. Il a attribué le problème à « l’irresponsabilité des dirigeants arabes », allant jusqu’à accuser « certains régimes de tirer avantage de l’ignorance de leur peuple pour qu’il ne comprenne rien à ce qui se passe autour de lui ».
Appel au dialogue
Hassan Nasrallah a ensuite évoqué le dossier libanais, déplorant le fait que le citoyen libanais paie le prix des différends qui existent entre les responsables. « Il y a des dossiers importants comme les aliments avariés, les crimes, la Sécurité sociale, le chômage et la drogue dans les écoles, qui doivent être traités urgemment quelles que soient nos appartenances politiques et religieuses », a-t-il dit. Il a appelé à la coopération pour les dossiers sur lesquels il y a accord, et au dialogue pour régler les autres questions. « Nous ne devons pas paralyser un pays à cause de nos divergences », a-t-il martelé.
« En cas de désaccord sur certains dossiers, nous en ajournerons l’examen, mais il n’est pas permis de paralyser l’examen de tous les dossiers à cause d’une mésentente sur un ou deux », a-t-il déploré. Et de poursuivre : « À titre d’exemple, certains prétendent qu’il n’est pas possible d’édifier un État alors que la Résistance maintient ses armes. Mais est-il juste que les dossiers sociaux soient bloqués pour cette raison? C’est de l’injustice et de l’irréalisme, et cela signifie que les auteurs de cette thèse sont engagés en faveur des Américains et de l’Occident, pour ne pas dire en faveur des Israéliens. »
Sayyed Nasrallah a ensuite rappelé que lorsque le 14 Mars dirigeait le gouvernement, le 8 Mars en a fait partie « sans détenir la minorité de blocage ». « Nous avions coopéré à tous les dossiers soumis parce que notre priorité était la stabilité dans le pays, notamment après le départ des forces syriennes », a-t-il indiqué. S’adressant directement à l’opposition, il a déclaré : « Mais vous, vous ne prônez la logique de la main tendue que dans des cérémonies alors que sur le terrain, vous avez déclaré, dès le premier jour, la guerre contre ce gouvernement. Reconnaître l’autre, c’est accepter de rester dans un gouvernement composé en majorité de vos adversaires, et non pas d’annoncer régulièrement qu’on pratique la politique de la main tendue. Comment voulez-vous édifier un État ? En éliminant l’autre ? Êtes-vous capables de l’édifier et, pour commencer, êtes-vous capables d’édifier vos propres partis ? Un État est édifié à travers le dialogue et le partenariat (...) et celui qui se croit capable de prendre nos armes par la force, qu’il se présente ! » a-t-il lancé, tout se disant prêt à un dialogue autour d’une stratégie nationale de défense.
Évoquant le dossier syrien, Hassan Nasrallah a souhaité que la Syrie puisse surmonter la crise. « Nous craignons une guerre civile en Syrie et une partition de la région, et nous le disons depuis le début », a déclaré le leader chiite.
Et de poursuivre : « Nous réitérons notre appel à éviter la confrontation armée et à œuvrer pour une solution politique dont les détails ne concernent que les Syriens. Ce n’est pas à nous, Libanais, de tracer des lignes rouges aux Syriens alors que nous n’arrivons pas à résoudre nos propres problèmes! » a conclu Hassan Nasrallah, en faisant allusion aux forces du 14 Mars.
Concernant le bombardement israélien de Gaza, il a reproché à des médias libanais d’avoir accusé des militants palestiniens d’avoir commencé les attaques, faisant état d’un recoupement à ce niveau avec les médias israéliens.
Dans la première partie de son discours, sayyed Nasrallah a souligné la nécessité de combattre l’ignorance au Liban et dans le monde arabe. « Nous nous sommes toujours fondés sur le principe qu’aucun prisonnier ne doit rester dans les prisons israéliennes », a déclaré Hassan Nasrallah. Et de poursuivre : « Partant du même principe, il faut parvenir à ce qu’il n’y ait aucun illettré au Liban et dans le monde arabe. » Citant un...


Samahet el Sayyed si vous pensez encore que les arabes des pays du golf sont plus ignorant que ceux du Liban vous vous tromper énormément ... venez voir aux usa ou au Canada combien sont scolariser en médecine et en génie !! De plus bientôt vos propres compatriotes reviendront dare-dare au Liban et on pourra oublier au moins la moitier dès transfert des libanais travaillant dans le golf
18 h 07, le 06 mai 2020