Rick Santorum a respectivement remporté mardi 35 % et 33 % des voix dans l’Alabama et le Mississippi. Photo Mike Stone/Reuters
M. Santorum, 53 ans, a remporté les deux États conservateurs de l’Alabama et du Mississippi, où 84 délégués à la convention d’investiture du futur candidat républicain à la présidence étaient à partager. M. Romney, pourtant donné vainqueur de peu par les ultimes sondages au Mississippi et deuxième en Alabama, a dû finalement se contenter de la troisième place, derrière un autre ultraconservateur, Newt Gingrich, selon les résultats quasi complets. Selon les chaînes de télévision également, M. Santorum a remporté l’Alabama avec 35 % des voix, devant MM. Gingrich (30 %) et Romney (28 %). Dans le Mississippi voisin, M. Santorum a recueilli 33 % des voix devant M. Gingrich (32 %) et M. Romney (30 %).
Toutefois, M. Romney semblait, comme attendu, en passe de remporter un lot de consolation avec Hawaï, où après dépouillement de 82 % des bulletins il raflait 45 % des suffrages devant MM. Santorum, 25 %, Ron Paul, 18 %, et Gingrich, 11 %. M. Romney a par ailleurs remporté les neuf délégués de l’archipel américain des Samoa, un territoire du Pacifique.
Néanmoins, M. Santorum, largement inconnu du grand public jusqu’à la fin de l’année dernière, pose un problème à M. Romney en engrangeant dans le Sud conservateur ses huitième et neuvième États depuis le début des primaires organisées État par État depuis le 3 janvier. Car les résultats de mardi dans l’Alabama et le Mississippi confirment que M. Romney, malgré une organisation et des moyens financiers sans communes mesures avec ceux de ses rivaux, peine tout de même à convaincre l’aile droite du Parti républicain, qui le juge trop modéré.
De son côté, Newt Gingrich, ancien élu de la Géorgie voisine, jouait son va-tout dans ces deux bastions conservateurs et évangéliques. À la question de savoir si ce dernier devrait se retirer s’il ne remportait pas la victoire dans aucun des deux États, la porte-parole de Rick Santorum, Allison Stewart, a répondu par l’affirmative. « Après la soirée de (mardi), ce sera une course à deux, entre Rick et Mitt, nous allons dégager le paysage et Rick a une bonne chance pour la suite », a-t-elle pronostiqué sur CNN.
Les observateurs s’accordent finalement sur le fait que Newt Gingrich et Rick Santorum se partagent le vote conservateur, ce qui profite finalement à Mitt Romney, le seul sur son créneau plus modéré. À ce jour, M. Romney a quand même remporté 17 des 26 États ou territoires d’outre-mer qui ont déjà organisé leurs consultations, contre neuf pour Rick Santorum, deux pour Newt Gingrich et aucun pour Ron Paul, un candidat isolationniste aux positions atypiques pour un républicain. Et avant les résultats de mardi, M. Romney avait engrangé 455 délégués, contre 199 pour M. Santorum, 117 pour Newt Gingrich et 64 pour M. Paul.
Pour obtenir l’investiture lors de la convention républicaine prévue fin août à Tampa en Floride, un candidat doit rassembler 1 144 délégués. Le candidat qui sera finalement désigné par les électeurs républicains fin août affrontera le président sortant Barack Obama le 6 novembre. Selon un sondage national publié lundi par ABC et le Washington Post, si les élections avaient lieu aujourd’hui, M. Romney battrait M. Obama par 49 % contre 47 % des voix...
(Source : AFP)


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