Rechercher
Rechercher

Culture - Festival

Il était une 13e fois, le conte et le monodrame

Tous les soirs, jusqu’au dimanche 18 mars, la crypte de l’USJ se transforme en salle d’embarquement vers de merveilleuses contrées où le verbe est roi.

Victor Cova Correa

Ouvrez grandes les oreilles et les portes de l’imaginaire : les conteurs participant au 13e Festival international du conte et du monodrame, organisé par le théâtre Monnot, réservent à leurs spectateurs de belles surprises. Au gré des pérégrinations, vous rencontrerez des sorcières, des princes et des princesses, de gros éléphants et de petits moustiques, des personnages de la mythologie grecque ou des missionnaires dans la jungle amazonienne. Mais encore l’incontournable Jeha et d’autres, bien d’autres héros hauts en couleur...
Le coup d’envoi du festival a été donné mardi soir, en présence du sénateur français Jean-Yves Leconte, par le Vénézuélien Victor Cova Correa et le Grecque Stelios Pelasgos, précédés par la Libanaise Nassim Alwane. Mais auparavant, et selon une habitude devenue tradition, la parole a été donnée à cinq petits conteurs libanais venus de différentes régions du pays.
Nassim Alwane, née à Mtein, puise dans les contes traditionnels, mythologiques ou légendaires du Liban pour construire ses histoires. Depuis 2010 elle forme, avec Véronique Nader, un duo qui tourne dans les écoles et les bibliothèques du pays. Elle conte pour «la magie de l’histoire, le secret des mots gravés dans des temps qui ne sont pas les nôtres, dans des rêves qui ne sont pas à nous».
Ce n’est pas pour faire plaisir à quelqu’un que Victor Cova Correa conte. «Je le fais parce que je suis vivant, affirme-t-il. Parce que je brûle d’une flamme qui m’a touché un jour, lorsque quelqu’un contait. Je conte parce que j’ai compris que la transmission de cette flamme était le dernier refuge de la dignité...»
Correa a commencé à raconter au Venezuela en 1992, après avoir été nourri aux histoires de son grand-père qui «inventait des histoires emplies d’absurdités et les distillait comme des bonbons à ses petits-enfants». C’est dans les prisons et les orphelinats qu’il a fait ses premières armes. Installé en France, il sillonne le monde en distribuant des paroles enchantées.
Quant à Stelios Pelasgos, le fait de raconter est pour lui un acte existentiel, providentiel. C’est par sa grand-mère, conteuse extraordinaire, qu’il a attrapé le virus du conte. «Elle m’a raconté mon corps, mes mains, mes ancêtres, la lune, les animaux et les arbres, les anges et les démons, le monde qui existait avant ma naissance et qui continuera d’exister après ma mort.» Conteur mais aussi auteur et pédagogue, Pelasgos est l’initiateur du renouveau du conte en Grèce en 1990 et à Chypre en 1998. Il est également chercheur sur les applications pédagogiques et thérapeutiques de la littérature orale.
Écouter, vibrer, rire et s’amuser avec ces pros de la parole... Pourquoi bouder ce plaisir? Jusqu’au dimanche donc, à partir de 19h30, en rappelant que Nassim Alwane participe, ce soir, à la nuit des conteurs libanais (en arabe) dont la plupart ont été à l’école de Jihad Darwiche. Victor Cova Correa est également à l’affiche le vendredi 16 mars et Stelios Pelasgos le samedi 17 mars. Sans oublier, évidemment, la soirée de clôture, dimanche 18 mars, qui réunit tous les conteurs du festival.

 

M.G.H.

Ouvrez grandes les oreilles et les portes de l’imaginaire : les conteurs participant au 13e Festival international du conte et du monodrame, organisé par le théâtre Monnot, réservent à leurs spectateurs de belles surprises. Au gré des pérégrinations, vous rencontrerez des sorcières, des princes et des princesses, de gros éléphants et de petits moustiques, des personnages de la mythologie grecque ou des missionnaires dans la jungle amazonienne. Mais encore l’incontournable Jeha et d’autres, bien d’autres héros hauts en couleur... Le coup d’envoi du festival a été donné mardi soir, en présence du sénateur français Jean-Yves Leconte, par le Vénézuélien Victor Cova Correa et le Grecque Stelios Pelasgos, précédés par la Libanaise Nassim Alwane. Mais auparavant, et selon une habitude devenue tradition, la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut