« Les défis sont immenses et les faits tenaces », a reconnu le Premier ministre français François Fillon, dans son discours d’ouverture devant un parterre de chefs d’État et de gouvernement, ministres et représentants de l’industrie et de la société civile de 140 pays. Il a invité à « réfléchir aux moyens de rendre cet accès universel en 2030 ». Plus de deux milliards d’êtres humains vivent toujours sans eau salubre et « les morts déplorés chaque année à cause des risques sanitaires que cela entraîne se comptent en millions », a rappelé M. Fillon. « C’est une situation qui n’est pas acceptable », a-t-il dit, appelant « la communauté internationale à se mobiliser pour y remédier ».
Les précédents forums à l’initiative du Conseil mondial de l’eau (ONG, gouvernements et organisations multilatérales) ont essentiellement établi des diagnostics sur l’accès à l’eau dans le monde. Celui de Marseille s’intitule « Le temps des solutions ». Selon le 4e rapport de l’ONU sur l’eau dans le monde, présenté par l’ONU au forum, l’accroissement de la population – qui passera à 9 milliards en 2050 – et le réchauffement climatique aggravant inondations et sécheresses menacent ces ressources si rien n’est fait. La question de la bonne gouvernance a été désignée comme l’une des priorités des engagements qui devraient être pris à l’issue de l’édition 2012 du rendez-vous mondial triennal sur l’eau.
Pour répondre à la hausse de 70 % de la demande alimentaire afin de nourrir les 9 milliards d’humains attendus en 2050, la consommation mondiale d’eau pour l’agriculture devrait bondir de 20 %, selon l’ONU.
(Source : AFP)


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