Rappelons que mardi soir, M. Romney a remporté d’un cheveu l’État crucial de l’Ohio devant M. Santorum, un catholique ultraconservateur. Il a aussi empoché la Virginie, le Massachusetts, le Vermont, l’Idaho et l’Alaska. Les électeurs du « Supermardi » ont ainsi désigné plus de 400 délégués – sur les 1 144 nécessaires pour décrocher l’investiture – qui représenteront à la convention nationale du parti qui désignera formellement en août, à Tampa en Floride, l’adversaire de M. Obama. M. Romney est donc en tête de course avec 404 délégués engrangés, contre 165 pour Rick Santorum, 106 pour Newt Gingrich et 66 pour Ron Paul, selon un décompte de CNN hier.
Toujours hier, un responsable de la campagne de Mitt Romney a assuré à la presse que « quelle que soit la manière dont on le présente », la soirée de mardi a été « une sacrée bonne soirée pour Mitt Romney », ajoutant que, désormais, seul « un acte divin » pourrait faire pencher la balance en faveur de Newt Gingrich ou Rick Santorum.
Les victoires de ces derniers mardi soir ont toutefois réussi à entraver sa marche vers l’investiture. Le Tennessee, l’Oklahoma et le Dakota du Nord sont tombés dans l’escarcelle de Rick Santorum, tandis que Newt Gingrich raflait haut la main son fief de Géorgie. Ces deux candidats, qui font campagne sur l’aile droite du Parti républicain, se livrent désormais une bataille acharnée pour la deuxième place, illustrant les profondes divisions au sein du camp conservateur à huit mois de l’élection présidentielle.
Dans ce contexte, les appels à un retrait de M. Gingrich de la course se multiplient. « Compte tenu de sa prestation électorale (mardi) soir (...), il est temps pour Newt Gingrich de quitter la course à l’investiture », a ainsi estimé dans un communiqué Stuart Roy, responsable du groupe d’intérêt pro-Santorum « Red, White and Blue ».
M. Gingrich, qui se décrit comme la « tortue » capable de battre ses adversaires sur le long terme, n’a pourtant aucune intention de jeter l’éponge. Redouté par les cadres du Parti républicain, il a recueilli mardi soir le soutien de l’ex-candidate à la vice-présidence, l’ultraconservatrice Sarah Palin.
En fin de compte, il faudra sans doute attendre jusqu’en avril, avec notamment les primaires de l’État de New York (92 délégués) et du Texas (152 délégués), voire jusqu’en juin avec celles de Californie (169 délégués) pour que le nom du candidat du Grand Old Party soit connu.
Or, face à une campagne républicaine qui n’en finit plus, les partisans du président démocrate sortant se frottent les mains. « Plus cela dure, plus nous saisissons les occasions de nous organiser pour la campagne à l’automne prochain », a ainsi affirmé la présidente du Parti démocrate Debbie Wasserman-Schultz mardi soir sur la chaîne MSNBC. Parallèlement, à mesure que les indicateurs économiques s’améliorent, les démocrates voient les chances de leur champion augmenter.
(Source : agences)


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