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Moyen Orient et Monde - Russie

L’opposition n’en démord pas malgré la fermeté de Poutine

L’opposition russe a appelé hier à de nouvelles manifestations et réaffirmé sa détermination au lendemain de la présidentielle, malgré les centaines d’interpellations de la veille et la fermeté de Vladimir Poutine qui a écarté toute critique de sa victoire au premier tour dimanche.
« Nous avons décidé d’une nouvelle action le 10 mars », a lancé le journaliste Sergueï Parkhomenko, l’un des organisateurs du mouvement de contestation, à l’agence RIA Novosti. À Saint-
Pétersbourg, deuxième ville du pays, le mouvement d’opposition l’Autre Russie a en outre appelé à manifester dès aujourd’hui. Le Parti communiste, le parti démocrate Labloko et le mouvement d’opposition Solidarnost ont quant à eux appelé à manifester le 10.
Rappelons que plus de 500 personnes, dont des chefs de la contestation, ont été interpellées lundi à Moscou et Saint-Pétersbourg lors de manifestations dénonçant l’élection de M. Poutine, entachée de fraudes selon l’opposition et des observateurs, et que l’OSCE a jugée « biaisée ». Toutes ont été relâchées par la suite, mais les leaders Alexeï Navalny, Sergueï Oudaltsov, Ilia Iachine, ainsi que l’écrivain Edouard Limonov sont convoqués la semaine prochaine au tribunal et encourent des amendes, voire pour M. Iachine 15 jours de prison pour refus d’obtempérer. Parallèlement, le Comité d’enquête russe a indiqué avoir ouvert une procédure pour « appels à la désobéissance aux représentants de la loi et appel au trouble à l’ordre public ». Le militant anticorruption Alexeï Navalny, connu pour ses accents nationalistes et le ton sans concession de ses interventions, avait appelé lors de la manifestation à « occuper les places et les avenues », et à des « actions pacifiques de désobéissance civile ».
Visitant un centre de contrôle des plaintes électorales, M. Poutine a affirmé le plus naturellement du monde que les protestations « sont un élément de lutte politique et qu’elles n’ont rien à voir avec le scrutin », ajoutant qu’ « il y a naturellement eu des irrégularités. Il faut les identifier, les éliminer, pour que tout soit clair pour tout le monde ».
Il n’en reste pas moins que les arrestations ont contrasté avec la relative tolérance qui avait prévalu depuis décembre à l’égard des rassemblements d’opposition, alors que les commentateurs sont dans l’expectative sur l’attitude du régime après le retour de M. Poutine au Kremlin. « Je suis indigné par le recours à la force contre des gens qui sont venus exprimer une position citoyenne », a ainsi écrit sur son compte Twitter le milliardaire Mikhaïl Prokhorov. Toujours sur Twitter, l’ambassadeur des États-Unis, Michael McFaul, s’est quant à lui dit « troublé » lundi soir par les interpellations, soulignant que les libertés d’expression et de rassemblement étaient des « valeurs universelles ». Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, a répondu, lui aussi sur Twitter, que « la police a été beaucoup plus humaine que ce que nous avons vu lors de la dispersion de l’action Occupy Wall Street ». « La police (russe) s’est comportée avec un grand professionnalisme, légitimité et efficacité », a également estimé le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, cité par ITAR-Tass.
Enfin, au niveau des réactions internationales, l’ex-chef de gouvernement italien Silvio Berlusconi a fait l’éloge de son ami Vladimir Poutine, le qualifiant d’« homme simple et modeste, qui a beaucoup fait pour son pays ». Quant au président algérien Abdelaziz Bouteflika, il l’a félicité pour sa « brillante » victoire tout en réitérant son engagement à maintenir « l’excellente dynamique » des relations entre les deux pays.
(Source : agences)
L’opposition russe a appelé hier à de nouvelles manifestations et réaffirmé sa détermination au lendemain de la présidentielle, malgré les centaines d’interpellations de la veille et la fermeté de Vladimir Poutine qui a écarté toute critique de sa victoire au premier tour dimanche. « Nous avons décidé d’une nouvelle action le 10 mars », a lancé le journaliste Sergueï Parkhomenko, l’un des organisateurs du mouvement de contestation, à l’agence RIA Novosti. À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, le mouvement d’opposition l’Autre Russie a en outre appelé à manifester dès aujourd’hui. Le Parti communiste, le parti démocrate Labloko et le mouvement d’opposition Solidarnost ont quant à eux appelé à manifester le 10.Rappelons que plus de 500 personnes, dont des chefs de la contestation, ont...
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