Un homme brandit une pancarte, lors d'une manifestation à Benghazi le 5 mars, sur laquelle est écrit: "Partitionner la Libye c'est trahir le sang des martyrs". Esam Al-Fetori/Reuters
Des chefs de tribu et de milice de l’Est libyen ont déclaré hier l’autonomie de cette région pétrolière, où est née, il y a un an, la révolte qui a fait chuter Mouammar Kadhafi, faisant craindre une partition du pays.
« La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé ces dirigeants dans un communiqué conjoint, qui fait également état de l’élection d’Ahmad Zoubaïr à la tête de l’entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte, région natale du colonel Kadhafi.
Des milliers de personnes ont assisté à cette cérémonie au cours de laquelle a également été nommé un Conseil chargé de gérer les affaires de cette région, marginalisée durant les 42 années de règne sans partage du colonel assassiné. « Le Conseil intérimaire de Cyrénaïque a été établi sous la direction de cheikha Zoubaïr el-Sénoussi pour gérer les affaires de la région et défendre les droits de ses habitants », précise le communiqué. Ce Conseil reconnaît toutefois le Conseil national de transition (CNT) qu’il qualifie de « symbole de l’unité du pays et représentant légitime (de la Libye) aux sommets internationaux ».
Cousin de l’ancien roi Idriss el-Sénoussi renversé par Kadhafi en 1969, Ahmad Zoubaïr est lui-même membre du CNT. Pour autant, les autorités de transition avaient affirmé avant cette annonce que ces appels ne les inquiétaient pas. « Les Libyens se sont battus pour une Libye unie, si bien que ces demandes n’auront aucune conséquence », avait déclaré lundi Moustapha Abdeljalil, réélu à la tête d’un CNT qui peine à exercer son autorité à travers le pays, beaucoup d’anciens rebelles ayant ignoré ses appels à se placer sous l’autorité du gouvernement. « Nous n’avons pas besoin du fédéralisme et nous ne sommes pas obligés d’adopter un système fédéral. Nous ne voulons pas retourner 50 ans en arrière », avait également déclaré lundi soir le Premier ministre Abdel Rahim el-Kib lors d’un entretien télévisé. La Libye était autrefois divisée en trois régions administratives : la Cyrénaïque, la Tripolitaine (Ouest) et le Fezzane (Sud), mais le système fédéral a été supprimé en 1963.
Il n’en reste pas moins que les autorités de transition ont très mal réagi à l’annonce de cette partition, les accusant hier, sans les nommer, certains pays arabes de soutenir la sédition. « Des pays arabes frères, malheureusement, financent et parrainent la sédition qui s’est produite dans l’Est pour ne pas être contaminés par la révolution », a affirmé M. Abdeljalil lors d’une conférence de presse à Tripoli. « Ce qui arrive aujourd’hui est le début d’une conspiration contre le pays. C’est une question très dangereuse qui menace l’unité nationale », a-t-il dit, mettant en garde contre des « conséquences dangereuses » pouvant conduire à une Libye divisée et non démocratique.
« La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé ces dirigeants dans un communiqué conjoint, qui fait également état de l’élection d’Ahmad Zoubaïr à la tête de l’entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte, région natale du colonel Kadhafi.
Des milliers de personnes ont assisté à cette cérémonie au cours de laquelle a également été nommé un Conseil chargé de gérer les affaires de cette région, marginalisée durant les 42 années de règne sans partage du colonel assassiné. « Le Conseil intérimaire de Cyrénaïque a été...


Il n'y aura pas qu'elle pour une partition, et pourtant il n'y a pas de chretiens ou de juifs dans cette region , la charia y est acceptee comme partout ailleurs, donc les amis vous comprenez maintenant, ou bien il en faudra plus, si c'est le cas stay tuned.
07 h 40, le 07 mars 2012