Assaad, a désigné comme étant « des naïfs » ceux qui croient, au Liban, qu’une chute du régime Assad en Syrie provoquera un changement radical de la situation dans le pays tant que le régime iranien restera en place.
« Cet optimisme ne prend pas en considération un facteur fondamental, qui est l’Iran, lequel constitue le principal problème dans la région », a-t-il estimé dans une conférence de presse, soulignant qu’ « entre les deux alliés, c’est la Syrie qui est la plus faible ». « Lorsque le régime syrien tombera, les hommes de Damas au Liban se tourneront vers l’Iran », a-t-il averti avant de mettre l’accent sur le danger que représente l’Iran, à cause de son programme nucléaire.
M. Assaad, qui redoute une frappe israélienne contre la République islamique, a ainsi considéré qu’une attaque lancée par l’État hébreu contre ce pays « sera en fait un cadeau fait au Hezbollah (...) dans la mesure où elle contribuera à donner davantage de poids à sa cause et à consolider les prétextes qu’il avance pour justifier son action ».
Selon lui, « elle montrera aussi qu’Israël ne veut pas d’une paix dans la région et œuvre pour renforcer l’extrémisme, tout en donnant aux Iraniens l’occasion de réprimer l’opposition locale ».
M. Assaad a jugé nécessaire que les chiites de la région, et notamment du Liban, « prennent leurs distances à l’égard du régime de Téhéran », avant d’inviter également les États-Unis à empêcher Israël de frapper l’Iran.
L’important pour lui est que « le peuple iranien commence à bouger ». « Nous savons tous qu’une nouvelle page ne peut pas s’ouvrir dans la région sans changement du régime en Iran. Le printemps arabe ne sera pas complet sans un printemps perse que les Iraniens souhaitent, parce qu’ils sont assoiffés de liberté et de démocratie mais vivent dans la peur car ils sont soumis à un régime plus répressif que celui de Damas », a-t-il dit, en invitant les Iraniens à agir « avant que leur régime n’entraîne l’ensemble de la région vers le chaos ».

