« C’était atroce. Le premier jour ça allait, mais ça n’a cessé d’empirer (...) », a rapporté un Français de 82 ans. « Ça a été une traversée éprouvante », a confirmé une passagère belge de 62 ans, se disant « épuisée ». Quelque 627 passagers se trouvaient à bord, aux côtés de 413 membres d’équipage et de 9 fusiliers marins italiens, chargés de repousser toute éventuelle attaque dans cette partie de l’océan Indien infestée de pirates somaliens.
Le paquebot appartient à l’armateur Costa Crociere, déjà visé par de nombreuses plaintes après le naufrage d’un autre de ses navires, le Concordia, qui a fait 32 morts le 13 janvier près de l’île italienne du Giglio. « Cela risque de nuire à notre marque », a reconnu Norbert Stiekema, vice-président exécutif de Costa Crociere. « Ces accidents n’arrivent pas souvent, mais il y a une loi de probabilité », a-t-il estimé, promettant de dédommager chaque passager à hauteur de deux fois le prix de sa croisière. Le capitaine du navire, Niccolo Alba, a raconté pour sa part avoir été sur le point d’ordonner l’évacuation du bateau sitôt après l’incendie. Le feu a toutefois finalement été éteint « en moins d’une heure », a-t-il ajouté, visiblement très ému.
Après l’accostage du bateau – salué par quelques « hip hip hip hourra » des passagers –, 16 autobus ont été mobilisés pour emmener ceux des touristes qui le désiraient vers l’aéroport où deux avions, affrétés par la compagnie Costa, devaient décoller vers l’Europe. Plus de la moitié des passagers ont néanmoins choisi de poursuivre leurs vacances aux Seychelles aux frais de Costa. « Ils vont pouvoir se relaxer, profiter du carnaval (prévu aujourd’hui aux Seychelles), et du paradis sur terre », a promis le directeur de l’Office seychellois du tourisme, Alain Saint Ange.
(Source : AFP)


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