Des membres de l’Armée syrienne libre à Homs s’apprêtant à défendre la ville contre l’assaut terrestre lancé par l’armée du régime. Photo Reuters
• Création d’un « bureau militaire » pour superviser la rébellion armée
• Édith Bouvier refuse d’être évacuée sans les blessés syriens





Du 3 au 10/12/11 une délégation du Centre Français de Recherche pour le Renseignement étudie sur place la situation en Syrie. Son rapport, "Syrie : une libanisation fabriquée", sort en janvier. Il favorise -avec manque d'objectivité- l'opposition interne qui serait "modérée", soit le Comité national de coordination pour le changement démocratique-CNCCD, au détriment de l'opposition à l'extérieur, le Conseil national syrien-CNS. Dans le chapitre -le plus objectif- Responsabilité du régime", on lit ceci : "Le régime s'est enfermé dans une dérive autiste, nous dit le principal coordinateur du CNCCD, Hassan Abdel Azim, dénonçant sa politique ultra-sécuritaire". Ce rapport expose comment tout commence à Deraa. "Des enfants font des tags critiquant le régime et réclamant le départ du gouverneur. Ils sont arrêtés et torturés. Trois d'entre eux sont tués. Aux parents venus réclamer, le gouverneur dit : "Vous n'avez qu'à en faire d'autres. Et si vous n'en êtes pas capable, amenez-nous vos femmes et nous le ferons nous-mêmes". Révolte générale dans le pays qui ne peut plus supporter cette dictature. "Bachar est un jouet entre les mains de Maher", crie une femme dans une video Youtube de cette époque, indignée à l'extrême. Bachar et Maher pensent qu'en 2012 ils peuvent tuer à Homs et partout dix fois plus que ce que leur père a tué à Hama. A-t-on jamais vu une stupidité aussi incommensurable ?
04 h 11, le 01 mars 2012