Tony Parker a remporté à Orlando ce week-end le MVP du meilleur meneur de la Ligue. Malgré un début de saison tonitruant, « TP » n’a pas eu beaucoup de temps de jeu durant le All Star Game entre Ouest et Est. Mike Cassese/Reuters
Le top
Tony Parker est sur un nuage en ce moment. En plus de tourner à 19,4 points par match, il affiche ses meilleures moyennes en carrière à la passe (8,4) et aux lancers francs (81 %). Il a également réalisé un match à 42 points au début du mois contre Oklahoma City (victoire 107-96). Soit le troisième plus gros carton de la carrière de TP, déjà auteur de 55 points contre Minnesota en 2008 et de 43 unités face à Dallas, en play-offs, en 2009. Il avait également distribué 9 passes décisives ce soir-là et avait ainsi dépassé Avery Johnson dans la hiérarchie des meilleurs passeurs de l’histoire des Spurs. Le tout avec une quatrième invitation au All Star Game et la victoire au Skills Challenge en prime. Surtout, Parker parvient à faire oublier que Tim Duncan a 35 ans ou encore que Manu Ginobili a manqué la majeure partie de la première partie de la saison sur blessure et les Spurs sont deuxièmes à l’Ouest (24v-10d). « C’est l’équipe de Tony maintenant », déclare Ginobili, dans le SA Express News. Tim Duncan explique quant à lui que le Français « joue comme un candidat au titre de MVP », tandis que Gregg Popovich assure qu’il fait « sa saison la plus complète ». Du grand TP.
Le flop
« Je sais que les Wizards comptent sur moi, indiquait Kévin Séraphin, en juillet dernier, à l’Insep. Les dirigeants m’ont d’ailleurs dit que j’allais plus jouer la saison prochaine. » Des promesses qui n’ont visiblement pas été suivies d’effet performant avec les Bleus en Lituanie (4,7 pts, 1,9 rbs, 8,8 min/match) et avec Vitoria en Euroligue pendant le lock-out (9,4 pts, 5 rbs, 19,1 min/match), l’ancien Choletais semblait prêt pour une belle saison avec Washington. Mais il ne joue finalement pas plus avec Flip Saunders, limogé fin janvier, qu’avec Randy Wittman. Jugez plutôt : 3,3 points, 3,7 rebonds et 1,1 contre de moyenne en 13,2 toutes petites minutes par match. Si l’équipe de D.C. disposait d’Andrew Bynum, Tyson Chandler ou encore des frères Gasol à l’intérieur, on pourrait comprendre pourquoi il joue les utilités. Mais ce n’est pas franchement le cas... Un gâchis, plus qu’un flop. À noter que Kévin Séraphin a réalisé le meilleur match de sa saison, et sans doute de sa jeune carrière, le 1er février dernier face au Magic de Dwight Howard (12 pts, 7 rbs, 2 co, 22 min).


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