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Liban

Cascade de condamnations du régime Assad et d’appui au peuple syrien

Devenu la caisse de résonance des évènements en Syrie, le Liban s’est encore fait l’écho hier de multiples réactions de soutien aux demandes du peuple syrien et de condamnation de la violence effrénée du régime qui continue de faire des victimes par dizaines.
S’exprimant lors d’une tournée à Baalbeck, l’ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, a précisé que la France ne souhaite pas que les événements en Syrie conduisent à la division de ce pays. « Nous sommes avec les réformes et avec le dialogue parce qu’il est essentiel, sauf que nous n’avons vu aucun dialogue jusque-là », a-t-il dit.
« Nous espérons que les réformes aient lieu pour répondre aux attentes du peuple syrien », a affirmé le diplomate.
Et d’ajouter par ailleurs : « Nous observons le problème sous tous les angles », déplorant la tragédie dont souffre le peuple syrien en ce moment. « Nous souhaitons que la Syrie retrouve la stabilité, la paix et l’unité, et qu’elle puisse éviter les risques de la guerre civile et des conflits communautaires », a encore ajouté M. Pietton.
Dans un entretien accordé à la radio al-Fajr, le député de la Jamaa islamiya, Imad Hout, a indiqué que son mouvement s’apprêtait à lancer une charte politique dans laquelle il exposera son avis sur le printemps arabe, soulignant l’ouverture totale du mouvement à toutes les parties libanaises, « sauf à ceux qui ont opté pour une vision négative à l’égard de la Jamaa ainsi qu’à l’arrivée au pouvoir des islamistes dans plusieurs pays arabes, surtout le Courant patriotique libre qui, a-t-il dit, vise à s’attirer l’opinion publique chrétienne en suscitant chez elle la peur de l’autre, ce qui est une honte pour le CPL ». Le député a par ailleurs appelé le gouvernement à « prendre en compte les sacrifices du peuple syrien comme critère pour participer à la conférence des amis de la Syrie à Tunis, et non les calculs politiques ». Affirmant le soutien inconditionnel de la Jamaa à l’ensemble des décisions de Tunis, M. Hout a condamné « les plaidoiries du ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour en faveur du régime syrien dans les instances arabes ».
De son côté, l’ancien candidat aux élections législatives à Beyrouth 1, Massoud el-Achkar, a estimé que la situation humanitaire tragique dont pâtit le peuple syrien du fait des développements sécuritaires « ne devrait pas pousser certains à réclamer des tentes pour abriter les réfugiés, car une telle initiative porterait atteinte à l’image du Liban avant tout autre chose en le propulsant au cœur de la crise syrienne ».

Les druzes de Soueida
Par ailleurs, l’opposante syrienne Rima Fleyhane, qui s’est récemment retirée du Conseil national syrien, a refusé de qualifier la participation druze à la révolution de « faible », estimant que le mouvement de contestation qui a eu lieu dans la mohafazat de Soueida, à majorité druze, a commencé le 25 mars de l’année dernière, soit dix jours après le déclenchement de la révolution. Dans un entretien accordé à la chaîne al-Arabiya, la militante a relevé que Souedia a connu des sit-in et des manifestations qui ont parfois duré 10 jours, comme ce fut le cas lorsque Deraa avait été assiégée, a-t-elle noté.
Sur le terrain, une série de manifestations a eu lieu hier dans plusieurs localités du Liban en signe de solidarité et pour accompagner la « semaine de la colère » décrétée par les opposants en Syrie. Ainsi, sur une initiative du « Rassemblement des ulémas musulmans », une manifestation a eu lieu au Nord, à Mina, pour dénoncer la violence exercée contre le peuple syrien. Ont notamment pris part à ce rassemblement les députés Samir Jisr et Imad Hout. À Beyrouth, une autre manifestation a été organisée à partir de la mosquée de l’Imam Ali à Tarik Jdidé en direction du stade municipal. Une troisième manifestation a été initiée dans la Békaa, à Taalabaya. Les protestataires ont marché jusqu’à Saadnayel, entourés d’un cordon sécuritaire renforcé.
Devenu la caisse de résonance des évènements en Syrie, le Liban s’est encore fait l’écho hier de multiples réactions de soutien aux demandes du peuple syrien et de condamnation de la violence effrénée du régime qui continue de faire des victimes par dizaines.S’exprimant lors d’une tournée à Baalbeck, l’ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, a précisé que la France ne souhaite pas que les événements en Syrie conduisent à la division de ce pays. « Nous sommes avec les réformes et avec le dialogue parce qu’il est essentiel, sauf que nous n’avons vu aucun dialogue jusque-là », a-t-il dit.« Nous espérons que les réformes aient lieu pour répondre aux attentes du peuple syrien », a affirmé le diplomate.Et d’ajouter par ailleurs : « Nous observons le problème sous tous les angles »,...
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