Ambiance détendue entre M. Murr et les dirigeants du Tachnag.
Les deux parties n’ont pas indiqué explicitement si ces retrouvailles signifient qu’ils seront alliés aux prochaines élections, prévues en 2013, mais M. Murr a affirmé que le Tachnag a « reconnu sa faute. »
Une délégation de dirigeants du parti arménien, comprenant notamment le chef du comité exécutif, Hovig Mekhitarian, et le député Hagop Pakradounian, a été reçue hier par M. Murr à son bureau à Amaret Chalhoub.
À l’issue des discussions, M. Pakradounian a fait la déclaration suivante : « Après une série de rencontres avec un grand nombre d’instances politiques et religieuses, nous nous sommes réunis aujourd’hui avec (l’ex-vice-président) Murr. Il faut savoir que nos rencontres n’ont jamais cessé, mais nous avons voulu aujourd’hui confirmer, en présence des médias, que le lien qui nous unit est davantage qu’une alliance. Celle-ci est contractée entre deux parties. Pour notre part, nous considérons que nos rapports sont permanents et que nous sommes une seule famille. Notre amitié a 52 ans d’âge et l’histoire montre que rien ne pourra nous éloigner les uns des autres ».
« Nous voulons donc consacrer ce lien et cette amitié loin des petits détails et pour mener une action commune en politique et sur les questions nationales. Nous voulons rassurer les gens, et en particulier les Metniotes, sur le fait que nous sommes toujours unis par le même lien en politique et hors de la politique », a-t-il ajouté.
Il a toutefois souligné qu’il était « encore tôt pour parler des élections » de 2013.
De son côté, M. Murr a déclaré : « La réunion a porté sur des questions essentielles tant sur le plan intérieur libanais qu’en ce qui concerne les développements dans la région et leurs répercussions sur la scène libanaise. Il était normal de procéder à une évaluation de ce qui se passe autour de nous. »
Et d’ajouter : « Puis nous avons parlé de nos liens personnels qui remontent à 1960. Nos relations étaient fraternelles, familiales et politiques et nous étions toujours unis dans les étapes politiques et électorales. À certains moments, il y a eu certes des dos d’âne, ou plutôt un nuage d’été, en particulier en 2009. Ce nuage a disparu et s’il a existé à un moment, ce n’est pas par la volonté du parti ni par une décision propre à lui. Des pressions extérieures avaient été exercées, à plusieurs niveaux, sur le parti, mais nous savons qu’ils étaient toujours de cœur à nos côtés. En tout état de cause, nous avons aujourd’hui dépassé ce qui s’est produit », a-t-il ajouté.
« Cette réunion avait pour but d’évaluer ce qui s’est passé et de corriger la faute, car ils ont reconnu cette faute », a souligné le député, estimant lui aussi que « personne ne peut dès à présent discuter des élections » de 2013.
Au lendemain du scrutin de 2009, M. Murr, allié des Kataëb et des Forces libanaises, avait notamment reproché au Tachnag, qui soutenait le général Aoun sauf pour ce qui est du siège de l’ancien vice-président du Conseil, de ne pas avoir honoré sa promesse de voter massivement en sa faveur.
Très dominant à Bourj Hammoud et au sein de l’électorat arménien en général, le Tachnag avait en effet fait en sorte qu’il y ait suffisamment de voix arméniennes en faveur de M. Murr pour qu’il soit élu, mais de justesse, en prenant soin d’éviter le plébiscite.


Cet article me rappelle la chanson d'Hervé Vilard chanté par Aoun: Le Metn, c'est fini! et dire que c’était le lit de mon premier retour Le Metn c'est fini! Je ne crois pas que j'y retournerai un jour Mais aussi pour les amoureux du classique je crois entendre "le chant du cygne". Comme dit si bien Jerry: "Pauvre, pauvre poussy-cat".
04 h 21, le 24 février 2012