Le pouvoir interdit une marche de l’opposition, la campagne se durcit
L’épreuve de force se poursuit au Sénégal entre l’opposition et le pouvoir qui a interdit hier une marche à Dakar prévue par le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposition politique et organisations de la société civile, pour protester contre la candidature à la présidentielle d’Abdoulaye Wade. Une forte présence de policiers a été remarquée sur le lieu de départ prévu de la marche, devant la radio-télévision sénégalaise (RTS). Les policiers ont ensuite dispersé la foule en lançant de nombreuses grenades lacrymogènes et tirant des balles en caoutchouc. Le M23 estime que M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux et juge illégale sa candidature validée et confirmée fin janvier par le Conseil constitutionnel.
Chine
Pékin nomme un nouveau responsable dans une région tibétaine en révolte
Les autorités chinoises ont nommé un haut responsable communiste spécialiste du maintien de l’ordre dans une région tibétaine de Chine, théâtre d’immolations de moines et en proie au soulèvement de la population. Liu Zuoming s’est vu confier samedi dernier la tête de la préfecture autonome d’Aba (province du Sichuan). Aussitôt nommé, il a promis d’intensifier la répression de la contestation. De nombreux Tibétains ne supportent plus la répression de leur religion et de leur culture et ce qu’ils considèrent comme une domination grandissante des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine.
Xi Jinping évoque un nouveau « départ » pour les relations sino-américaines
Le vice-président et probable futur numéro un chinois Xi Jinping a évoqué hier à Washington un « nouveau départ » pour les relations sino-américaines, au troisième jour d’une visite cruciale destinée à relancer les liens parfois distendus entre les deux grandes puissances. La question des droits de l’homme constitue l’un des principaux sujets de discorde entre les deux puissances, avec le taux de change du yuan. Sauf coup de théâtre, Xi Jinping doit succéder à Hu Jintao à la tête du Parti communiste chinois en octobre 2012, puis au poste de chef de l’État en mars 2013.
Italie
Cinq ans de prison requis contre Berlusconi
Cinq ans de prison ont été requis contre Silvio Berlusconi hier dans un procès pour corruption, peine qui ne pourra sans doute pas être appliquée car les faits remontent à 1997. L’ancien président du Conseil italien est accusé d’avoir versé 600 000 dollars à un avocat britannique, David Mills, pour qu’il produise un faux témoignage sur ses intérêts économiques, et qui a déjà été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir accepté le pot-de-vin. « Il Cavaliere », qui a démissionné en novembre sur fond de scandales et de chaos sur les marchés financiers, fait l’objet de trois procès pour corruption, fraude fiscale et relations sexuelles tarifées avec une prostituée mineure.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef