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Liban

Attaques contre Mikati mais ouverture aux solutions chez les aounistes

Les ministres et députés du bloc du Changement et de la Réforme ont multiplié hier les déclarations au sujet de la situation gouvernementale. Et comme s’il s’agit d’un partage des rôles, certains ont haussé le ton contre le Premier ministre Nagib Mikati alors que d’autres ont laissé la porte ouverte au dialogue. Les plus violents ont été Ziad Assouad et Nabil Nicolas, le premier estimant que le Premier ministre a échoué, alors que le second a déclaré que les hommes d’affaires ne doivent pas exercer le pouvoir.
De leur côté, Alain Aoun et Fadi Abboud ont été plus nuancés. Le premier a déclaré que Charbel Nahas ne signera pas le décret des indemnités de déplacement avant le retour des réunions gouvernementales, alors que le second a démenti toute possibilité d’échanger les portefeuilles ministériels entre lui et Charbel Nahas.
Selon Ziad Assouad, le problème au sein du gouvernement a été créé de toutes pièces par le Premier ministre en accord avec le président de la République. Il a ajouté qu’à ses yeux, le Premier ministre a échoué et qu’il n’est pas capable de prendre la moindre décision. Il a aussi estimé que les liens de Nagib Mikati et de Walid Joumblatt avec le camp du 14 Mars sont maintenus. De son côté, Nabil Nicolas a qualifié d’illégales les visites à l’étranger effectuées par le Premier ministre affirmant qu’il devrait emmener avec lui le ministre des Affaires étrangères. Il a aussi accusé le Premier ministre de ne penser qu’à la rue sunnite, égratignant au passage le président de la République qui, selon lui, préside les réunions du Conseil des ministres mais n’a pas le droit de voter.
Pour Alain Aoun, la priorité est de trouver une solution légale au problème des indemnités de déplacement, affirmant que c’est là le souci du ministre Charbel Nahas. Il a aussi affirmé qu’il ne peut y avoir de solution sans un retour aux réunions du Conseil des ministres, ajoutant que le ministre Nahas est ouvert à toutes les solutions légales. Enfin, le ministre du Tourisme Fadi Abboud a estimé que la tendance générale est d’éviter l’escalade verbale et la montée des tensions. Il a ajouté que le bloc du Changement et de la Réforme considère que cette crise gouvernementale lui a été imposée et qu’il attend les solutions. M. Abboud a aussi démenti toute possibilité de donner le portefeuille du Tourisme à M. Nahas et de prendre celui du Travail.
Les ministres et députés du bloc du Changement et de la Réforme ont multiplié hier les déclarations au sujet de la situation gouvernementale. Et comme s’il s’agit d’un partage des rôles, certains ont haussé le ton contre le Premier ministre Nagib Mikati alors que d’autres ont laissé la porte ouverte au dialogue. Les plus violents ont été Ziad Assouad et Nabil Nicolas, le premier estimant que le Premier ministre a échoué, alors que le second a déclaré que les hommes d’affaires ne doivent pas exercer le pouvoir.De leur côté, Alain Aoun et Fadi Abboud ont été plus nuancés. Le premier a déclaré que Charbel Nahas ne signera pas le décret des indemnités de déplacement avant le retour des réunions gouvernementales, alors que le second a démenti toute possibilité d’échanger les portefeuilles ministériels...
commentaires (4)

"Il a aussi estimé que les liens de Nagib Mikati et de Walid Joumblatt avec le camp du 14 Mars sont maintenus". Et je croyait que le Hezbollah st compagnie détenaient la majorité!

Pierre Hadjigeorgiou

07 h 22, le 15 février 2012

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Commentaires (4)

  • "Il a aussi estimé que les liens de Nagib Mikati et de Walid Joumblatt avec le camp du 14 Mars sont maintenus". Et je croyait que le Hezbollah st compagnie détenaient la majorité!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 22, le 15 février 2012

  • Si c'était réellement un Show, alors qu'est-ce que "La Constitution" a à voir là-dedans ? Bizarre ! Cette "théo Rie" à deux balles.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 34, le 15 février 2012

  • Le plus éloquent et brillant, c'est le député Nabil Nicolas ("Dieu préserve sa bouche", comme on dit en arabe) ! "Le président de la République, dit-il, préside les Conseils des ministres mais n'a pas le droit de voter". Et quand le président a-t-il voté ? Dans les rêves nocturnes de sommeil lourd du député Nicolas, bien sûr ! Puis quelle manière formidable de réclamer la restitution, dans la Constitution, au moins d'une partie des pouvoirs présidentiels, pour que cette République de.... puisse fonctionner ! Allez ! On comprend tout. Baabda appartient à notre "dieu" et à nul autre. Point final.

    Halim Abou Chacra

    05 h 12, le 15 février 2012

  • - - Les ministres du CPL sont dans leur droit et bougent en fonction des limites de la constitution , de la courtoisie et de la politesse , contrairement aux autres de l'intérieur et de l'extérieur du gouvernement qui se donnent en spectacle anticonstitutionnellement parce qu'ils sont aux abois !

    JABBOUR André

    00 h 29, le 15 février 2012

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