Photo Marwan Assaf
S’adressant à Saad Hariri, au courant du Futur et à « nos alliés dans la révolution du Cèdre », le leader des Kataëb a déclaré : « Ensemble, nous avons mené le soulèvement (au printemps 2005). Ensemble, nous avons résisté, ensemble nous avons unifié le peuple, ensemble nous avons subi l’oppression, ensemble nous avons subi la perte de martyrs, ensemble nous avons libéré la terre, ensemble nous avons contribué à mettre sur pied le tribunal international, et ensemble nous resterons, ensemble nous resterons fidèles au peuple de la place de la Liberté, ensemble nous resterons fidèles à l’esprit des martyrs.
Le 14 Mars ne représente pas uniquement les courants et les partis réunis ici. Le 14 Mars, la révolution du Cèdre, est à tous les Libanais qui croient en la souveraineté du Liban, son indépendance, sa liberté, sa démocratie, qui croient en l’État fort et en une société pluraliste. »
Après avoir relevé que « pendant trente ans, nombre de forces et d’États ont comploté contre le Liban, son État, sa présidence, son système démocratique, sa formule pluraliste, et son économie », le président Gemayel a souligné que ceux qui complotaient ainsi contre le pays ont essayé de faire en sorte que le Liban « leur ressemble ». « Aujourd’hui, leur plus grand souhait est que leurs pays ressemblent au Liban ». « Notre révolution (la révolution du Cèdre) a changé la face du Liban, et les peuples de la région ont aspiré à lui ressembler, ils ont donc suivi nos pas, a poursuivi le leader des Kataëb. C’est alors que l’Orient arabe s’est enflammé sous l’effet du flambeau de la liberté. » « À l’instar de la révolution du Cèdre, a-t-il ajouté, nous espérons que les révolutions du monde arabe déboucheront sur la liberté, la démocratie, l’égalité, le respect du pluralisme, des droits de l’homme et des collectivités. Nous voulons que réussisse la convergence entre les peuples arabes et la démocratie, entre les révolutions (arabes) et la liberté, entre les Arabes et la modernité. Toute faction qui entraverait de telles convergences historiques en assumera la responsabilité devant l’histoire. »
Le président Gemayel a rappelé dans ce cadre que le 27 janvier dernier, il avait proposé une « charte-cadre » à l’intention des peuples arabes et des régimes émergents dans la région, soulignant que cette charte rejoint, pour ce qui a trait « aux objectifs et aux valeurs » qu’elle sous-tend, « le document du cheikh d’al-Azhar ». « Cette charte-cadre est une contribution libanaise à la renaissance des peuples arabes dans leur lutte contre l’oppression et le pouvoir unique, a-t-il déclaré. Nous nous solidarisons aujourd’hui avec les peuples arabes qui mènent un combat pour la liberté et la démocratie. Nous n’avons pas beaucoup de mérite sur ce plan puisque nous avons de tout temps cru dans ces valeurs et ces principes. »
Après avoir réitéré que le Liban n’a nullement intérêt à s’impliquer dans « la violence politique ou les combats internes », ou de s’immiscer dans les affaires internes d’autrui, le président Gemayel a déclaré : « Nous ne sommes pas en faveur des révolutions uniquement parce qu’elles sont contre les régimes, mais parce qu’elles sont pour la liberté et la démocratie, de même que nous ne sommes pas contre les régimes uniquement parce qu’ils ont contribué au complot contre le Liban, mais parce qu’ils sont contre leur peuple. »
En conclusion, le leader des Kataëb s’est prononcé pour « la remise sur pied de la rencontre nationale entre tous ceux qui croient dans les principes de liberté, de démocratie et de primauté de l’État, de manière à reconstituer la majorité parlementaire de départ, afin que cette majorité puisse se retrouver à nouveau au pouvoir car elle est la garante du projet de l’État ».


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud