Photo Marwan Assaf
En voici des extraits :
« Les crimes, les massacres et les atrocités commises à l’encontre des militants en Syrie sont inscrits à l’heure actuelle sous le slogan du service à la résistance et à la “moumanaa”, tout à fait comme cela se passe au Liban lorsque le besoin s’en fait ressentir.
Au diable donc, pareille résistance et pareille “moumanaa”. C’est une résistance contre les peuples et leurs revendications légitimes ; contre le changement, la liberté, la dignité et la justice ;
contre l’édification d’un État digne de ce nom au Liban. C’est une “moumanaa” face à toute sécurité, toute stabilité, toute justice, tout développement, toute construction, toute économie, toute modernité, toute évolution.
« Une telle résistance équivaut à une véritable occupation de notre volonté, de nos souhaits, de nos aspirations et de nos rêves.
D’Achrafieh à Homs, Hama, Idlib, Lattaquieh, Deir ez-Zor et Deraa, en passant par la caserne Fathallah à Basta (massacre de partisans du Hezbollah par les troupes syriennes en 1987), Aïn el-Remmané, Aley, Zahlé, Bab el-Tebbaneh, Knat et Qaa... De Kamal Joumblatt à Mohammad Bouazizi, Hamzé Khatib et Ibrahim Kachouch, une même humanité, une même cause. Et comme, au bout du compte, Achrafieh a triomphé, de même que Tripoli, Aley, Zahlé, Tunis, Le Caire et Benghazi, Homs triomphera à son tour...
« Le moins que l’on puisse demander pour l’être humain au XXIe siècle en Syrie ou ailleurs, c’est que le monde entier, en particulier les États de la région, n’épargne aucun effort et fasse tout ce qui est nécessaire pour faire cesser les bombardements et les tueries en Syrie et pour laisser le peuple syrien s’autodéterminer en toute liberté et dignité.
« Certains ne voient dans tout ce qui se passe que les douleurs et les souffrances. Ils les craignent et s’en écartent, commettant ainsi une erreur historique. Il n’y a pas d’enfantement sans douleurs et souffrances.
« Si la Syrie devient libre, pluraliste, démocratique et respectueuse de ses voisins, comme il est dit dans la lettre ouverte du Conseil national syrien aux Libanais, cela signifiera automatiquement un Liban stable, des frontières tracées, des armes soumises au monopole de la légalité et la fin de l’exportation de l’extrémisme et du terrorisme sous toutes leurs formes. Un système démocratique et libre en Syrie serait le meilleur pilier de l’indépendance du Liban. Ce serait aussi l’occasion en or de tourner définitivement les pages noires écrites par le régime en place dans l’histoire des deux pays.
« Lors de la dernière messe célébrée pour le repos des âmes des martyrs FL, le père non déclaré de la révolution du Cèdre, le patriarche Nasrallah Sfeir, a qualifié de “misérables” les jours que nous vivons. Comme d’habitude, il a eu raison. Un gouvernement misérable, des batailles misérables où l’on ne sait pas qui est contre qui, une prestation misérable, sans précédent dans notre histoire contemporaine ; un discours politique si misérable que même la misère s’en est lassée ; un langage ordurier plus que misérable, des querelles misérables sur tout : les butins, les postes, les parts, les prérogatives, le pouvoir ; des rivalités misérables même autour de la corruption ; et des ministres misérables qui dissimulent les scandales sous des slogans et les slogans sous des mensonges, les mensonges sous des surenchères et les surenchères sous des fuites en avant.
« C’est le temps des affamés de longue date qui s’arrachent ce que leurs bras peuvent atteindre aux banquets du gouvernement, des ministères et des institutions, comme s’ils devaient partir demain. Et demain ils partiront ; ils s’en iront avec celui qui s’en ira (Bachar el-Assad).
Peut-être même qu’ils le précéderont.
« Fichez-nous donc la paix avec votre misérable “réforme”. Toi, le donneur de leçons, tu es à présent pointé du doigt et les infamies que tu dénonçais chez les gens, c’est toi qui les sers maintenant.
« Vous nous étouffez sous les relents de vos scandales, vous avez épuisé notre économie et paralysé ce qui reste de notre État ; vous avez dénaturé ce que beaucoup de nos générations ont consenti pour édifier l’image du Liban, rendu exsangue notre souveraineté et amoindri notre présence sur les tribunes arabes et internationales.
« C’est le gouvernement de la mort clinique ; un gouvernement qui va dans tous les sens, alors qu’il lui faudrait se diriger vers un seul : la porte de sortie. »


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
Vous le comprendrez en 2013 et par après lors de sa présidence Jabbour!
09 h 15, le 15 février 2012