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Liban

Raymond Khattar : Doter l’institution de moyens pour qu’elle accomplisse sa mission humanitaire

Le directeur général de la Défense civile, le général Raymond Khattar, a proposé une nouvelle loi pour la restructuration de l’institution dont il est en charge.

Le général Raymond Khattar a été nommé il y a sept mois directeur général de la Défense civile. Depuis, il se démène pour pouvoir doter l’institution de moyens lui permettant d’être à la hauteur de tous les défis.
Lors de l’effondrement de l’immeuble de Fassouh, le général Khattar n’a pas quitté le site. « Les hommes de la Défense civile ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour procéder aux secours », dit-il dans un entretien avec L’Orient-Le Jour.
« Nous avions les équipements nécessaires pour travailler et dégager les survivants des décombres. Chaque service de l’État s’est acquitté de sa tâche lors des opérations de secours », note-t-il.
« Nous avions les moyens de travailler à Fassouh, car il s’agissait d’un seul bâtiment. Cela ne sera pas le cas si nous sommes devant un tremblement de terre ; nous ne pourrons pas intervenir », ajoute-t-il, expliquant : « Nous manquons de moyens et d’hommes. Parfois en cas d’accident grave dans les régions, nous sommes obligés d’envoyer des hommes et du matériel à partir de Beyrouth. »
Interrogé sur la structure et le personnel de la Défense civile, le général Khattar note que « les employés qui perçoivent des salaires sont au nombre de 788. La majorité d’entre eux ira dans les quelques années à venir à la retraite. Les opérations de secours ont besoin d’hommes plus jeunes. Ils sont actuellement au nombre de 1 500, tous volontaires, et ne perçoivent donc aucune rétribution pour leur contribution aux secours ».
De plus, la Défense civile est régie par une loi qui date des années soixante. « Je travaille à la modification de cette loi car les normes de sécurité ont bien changé depuis quarante ans. J’ai présenté un projet à la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice dans ce cadre. D’autres matériaux sont aussi utilisés dans les bâtiments où parfois nous sommes appelés à travailler et les immeubles sont construits différemment », indique-t-il. « Il faut aussi, pour éviter les accidents, que les lois en vigueur soient appliquées, qu’il n’y ait pas de laisser-aller », affirme-t-il, appelant tous les citoyens à respecter les normes de sécurité, pour empêcher les accidents.
Interrogé au sujet de l’immeuble de Fassouh, le général Khattar note « qu’il existe des milliers d’immeubles à Beyrouth et au Liban similaires à ce bâtiment ancien, qui sont en danger de s’écrouler ».
« Le bâtiment s’est effrité comme un biscuit. Nous n’avons pas vu, entre les décombres, de gros blocs de béton, encore moins un seul pilier », martèle-t-il.
L’histoire touchante qu’il retiendra de Fassouh, est celle d’un ouvrier soudanais. « Cet homme-là était le premier à être secouru. Il se trouvait au dernier étage du bâtiment, le plafond s’est effondré sur sa tête le propulsant vers le haut, l’éloignant donc des décombres et le sauvant. Sa jambe est restée coincée dans un tas de ferraille, il en est sorti presque indemne. »
Depuis qu’il est à la tête de la Défense civile, le général Khattar tente de rassembler des fonds et des aides pour l’institution et d’obtenir des stages de formation à ses membres. Faisant le tour des ambassades, il aspire à trouver des accords de coopération et des projets de jumelage. Un accord de coopération existe déjà avec la Jordanie.
Le général Khattar met, en conclusion, l’accent sur la mission humanitaire de la Défense civile qui est au service de tous les Libanais.

 

Pat. K.

Le général Raymond Khattar a été nommé il y a sept mois directeur général de la Défense civile. Depuis, il se démène pour pouvoir doter l’institution de moyens lui permettant d’être à la hauteur de tous les défis. Lors de l’effondrement de l’immeuble de Fassouh, le général Khattar n’a pas quitté le site. « Les hommes de la Défense civile ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour procéder aux secours », dit-il dans un entretien avec L’Orient-Le Jour.« Nous avions les équipements nécessaires pour travailler et dégager les survivants des décombres. Chaque service de l’État s’est acquitté de sa tâche lors des opérations de secours », note-t-il.« Nous avions les moyens de travailler à Fassouh, car il s’agissait d’un seul bâtiment. Cela ne sera pas le cas si nous sommes devant un...
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