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Économie - Koweït

Le gouverneur de la Banque centrale démissionne

Le gouverneur de la Banque centrale du Koweït, cheikh Salem Abdelaziz al-Sabah, a annoncé hier sa démission, en signe de protestation contre une forte hausse des dépenses publiques.
« Les dépenses publiques ont augmenté pour atteindre des niveaux sans précédent, handicapant la capacité de la banque à assurer la stabilité fiscale et monétaire » de l’émirat, a déclaré cheikh Salem dans une déclaration publiée par l’agence officielle KUNA. Il a également cité « des défis à l’économie nationale », une autre raison à sa démission, survenue après avoir dirigé la Banque centrale pendant 25 ans. « J’ai déployé des efforts pour souligner l’urgence de remédier aux principaux défauts structurels de l’économie nationale », a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, « bien que ces efforts ont été acceptés et soutenus, ils n’ont jamais été appuyés par des mesures tangibles pour lancer des réformes fiscales, nécessaires à des réformes économiques ».
« Les défauts structurels se sont donc aggravés et leurs risques ont augmenté » même si leur impact réel a été réduit par l’envolée des cours du brut, dont le Koweït tire 95 % de ses revenus, a-t-il poursuivi. Sa démission a été annoncée dans un temps par le quotidien local al-Qabas, en rappelant qu’il s’était « opposé à l’évolution négative de la politique budgétaire de l’État et de ses conséquences dangereuses pour l’économie ». Cheikh Salem, en poste depuis plus de 25 ans, était à l’origine de la décision en mai 2007 d’indexer le dinar koweïtien sur un panier de devises, et non plus uniquement sur le dollar, dans le but de contenir l’impact d’une inflation galopante.
Il a souvent mis en garde en public contre la politique fiscale du gouvernement et la hausse rapide des dépenses pour l’avenir du Koweït. Grâce à 12 années consécutives d’importants excédents budgétaires tirés des prix élevés du pétrole, les dépenses publiques de l’émirat ont plus que triplé ces six dernières années. Elles sont passées de 23 milliards de dollars à plus de 70 milliards, en soutien principalement aux salaires et aux subventions, selon des chiffres officiels.
 Des experts ont averti que le Koweït, qui dit contrôler 10 % des réserves mondiales de brut et qui pompe environ 3 millions de barils par jour, ne serait pas en mesure de supporter ce rythme de dépenses si le cours du brut baissait. Le Koweït est considéré comme un État providence pour ses 1,17 million de citoyens, qui jouissent gratuitement de nombreux services sociaux dont ceux de la santé et de l’éducation, de prix fortement subventionnés et d’avantages fiscaux.

(Source : AFP)
Le gouverneur de la Banque centrale du Koweït, cheikh Salem Abdelaziz al-Sabah, a annoncé hier sa démission, en signe de protestation contre une forte hausse des dépenses publiques.« Les dépenses publiques ont augmenté pour atteindre des niveaux sans précédent, handicapant la capacité de la banque à assurer la stabilité fiscale et monétaire » de l’émirat, a déclaré cheikh Salem dans une déclaration publiée par l’agence officielle KUNA. Il a également cité « des défis à l’économie nationale », une autre raison à sa démission, survenue après avoir dirigé la Banque centrale pendant 25 ans. « J’ai déployé des efforts pour souligner l’urgence de remédier aux principaux défauts structurels de l’économie nationale », a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, « bien que ces efforts ont été...
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