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Liban - Polémique

Le tandem Sleiman-Mikati au centre des attaques aounistes

L’ancien ministre Wi’am Wahhab lance des menaces à peine voilées en direction du chef du gouvernement.

M. Wahhab, hier, en compagnie du général Aoun à Rabieh. Photo Charbel Nakhoul

Les milieux du bloc du Changement et de la Réforme ont poursuivi au cours des dernières quarante-huit heures leurs attaques contre le président de la République, Michel Sleiman, et le Premier ministre, Nagib Mikati. Un député du bloc, Alain Aoun, est allé jusqu’à envisager la possibilité d’une chute du gouvernement.
Pour M. Aoun, la question gouvernementale « n’est pas parvenue jusqu’ici à une impasse totale ». Cependant, a-t-il ajouté, « il est nécessaire que M. Mikati sache qu’il a intérêt à ce que les choses n’en arrivent pas là ».
« D’autres options seront envisagées si la crise gouvernementale n’est pas réglée. Un changement de gouvernement est possible, mais il faut laisser chaque chose en son temps », a dit le député de Baabda.
Il a critiqué, en outre, le chef de l’État qui, selon lui, se comporte en « partie prenante ». « Tant qu’il jouera ce rôle, nous ne nous entendrons pas avec lui », a-t-il lancé.
Son collègue Nabil Nicolas a pour sa part nié l’existence d’une « campagne » contre le président Sleiman de la part des milieux aounistes. Selon lui, il s’agit simplement de « rectifier le cours des choses ».
M. Nicolas a néanmoins considéré que le chef de l’État « bloque les institutions » et est devenu « partie prenante dans les nominations ». Quant au Premier ministre, le député du Metn l’a accusé de « contrevenir à la Constitution » en suspendant les réunions du gouvernement. « Il a peut-être des mobiles non déclarés », a-t-il souligné.
Farid el-Khazen, député du Kesrouan et membre du même bloc, a estimé que la réaction « est venue cette fois-ci trop forte » au sujet des désaccords sur les nominations, « alors même que ce n’est pas la première fois que ce dossier est discuté ».
« C’est comme si quelqu’un souhaitait que le gouvernement cesse de se réunir », a-t-il ajouté, dans une allusion au Premier ministre.
L’ancien ministre Mario Aoun a accusé M. Mikati de « ne faire cas d’aucun avis juridique au sein du cabinet, ce qui a conduit à sa paralysie ». « Sa décision de ne plus convoquer le Conseil des ministres et son comportement condescendant transgressent la loi », a-t-il ajouté.

 Mikati ne pourra pas « se protéger »
Chez les alliés du CPL, l’ancien ministre Wi’am Wahhab a tiré à boulets rouges hier sur le chef du gouvernement, à l’issue d’un entretien avec le général Michel Aoun, à Rabieh, lui adressant des menaces à peine voilées.
« Nous avec évoqué (avec le général) le sabotage qu’entreprend le Premier ministre au sein de l’État et des institutions. À mon avis, il est chargé d’une mission qui lui a été confiée par l’étranger et consistant notamment à paralyser les institutions policières et militaires pour qu’elles ne soient pas en mesure de remplir leurs devoirs », a déclaré M. Wahhab.
« Nous sommes capables de nuire à ses intérêts politiques et je ne crois pas qu’il sera en mesure de se protéger et de protéger ses intérêts dans ces tournées qu’il effectue », a-t-il lancé, avant de poursuivre : « S’il en a le courage, qu’il démissionne, ou alors qu’il revienne au Conseil des ministres et reprenne ses activités. Il y a au gouvernement une majorité et une minorité et la Constitution dit que la minorité doit se conformer au point de vue de la majorité. »
Le Premier ministre a également été la cible de l’ancien directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayyed. Ce dernier a accusé M. Mikati d’avoir « artificiellement » provoqué le désaccord autour des nominations pour faire en sorte que le gouvernement ne se réunisse plus. Selon M. Sayyed, il cherche à « se dérober » à ses responsabilités en évitant d’assurer à l’armée « une couverture politique pour mettre un terme à l’anarchie à la frontière et au trafic d’armes et de combattants ».
Du côté de l’opposition, le PNL a qualifié le cabinet en place de « gouvernement du chantage réciproque et du tapage médiatique destiné à dissimuler son inaction et son inefficacité ».
Le vice-président des Forces libanaises, Georges Adwan, a souligné pour sa part que le gouvernement « va d’échec en échec ». « Certains de ses ministres croient être uniques et se voient diriger le Liban tout entier, alors qu’en réalité, ils conduisent le pays vers davantage d’affaiblissement », a-t-il dit.
Les milieux du bloc du Changement et de la Réforme ont poursuivi au cours des dernières quarante-huit heures leurs attaques contre le président de la République, Michel Sleiman, et le Premier ministre, Nagib Mikati. Un député du bloc, Alain Aoun, est allé jusqu’à envisager la possibilité d’une chute du gouvernement.Pour M. Aoun, la question gouvernementale « n’est pas parvenue jusqu’ici à une impasse totale ». Cependant, a-t-il ajouté, « il est nécessaire que M. Mikati sache qu’il a intérêt à ce que les choses n’en arrivent pas là ».« D’autres options seront envisagées si la crise gouvernementale n’est pas réglée. Un changement de gouvernement est possible, mais il faut laisser chaque chose en son temps », a dit le député de Baabda.Il a critiqué, en outre, le chef de l’État qui, selon...
commentaires (4)

Le Caporal des caporaux à la boussole déréglée ne sait plus où donner de la tête.

SAKR LEBNAN

03 h 27, le 11 février 2012

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Commentaires (4)

  • Le Caporal des caporaux à la boussole déréglée ne sait plus où donner de la tête.

    SAKR LEBNAN

    03 h 27, le 11 février 2012

  • "Le tandem Sleiman-Mikati au centre des attaques aounistes"? Même un tandem ange Gabriel-ange Sérafim serait au centre des attaques du général Aoun -donc des aounistes- tant que Baabda lui est "ursurpée", par sa faute et à cause de sa ligne politique. Le plus grand soutien lui vient de Wi'am Wahhab (chou hal-ekhrat !), qui vient d'envoyer en Syrie ses "chabbiha" pour aider leurs collègues à tuer les enfants, comme le dénonce Mountaha al-Atrach. On parle de la "violation du protocole" par mon général, qui, pour la célébration officielle de la fête de Saint Maron (il n'a pu la faire à Brad cette année à cause du peuple syrien terroriste), tient à entrer à la cathédrale Saint Georges après le le président du Parlement, du président du Conseil des ministres, et surtout, surtout, du président de la République ? Mais quelle impertinence ! Notamment de la presse "arrogante". C'est lui le président de la République et de tout le monde. Ce geste incommode même le patriarche maronite, qui montre à ce jour une grande patience à son égard, et qui se voit obligé de dire au président ("usurpateur" de Baabda) : "Tout manque de respect à votre égard est un manque de respect à tous les Libanais". Et tout ce que les "aounistes", dont il s'agit dans la manchette, trouvent à dire sur cette observation dure du patriarche : "elle ne nous concerne pas". Le patriarche a dû parler d'un fait arrivé le jour de la fête de Saint Maron dans la planète Mars.

    Halim Abou Chacra

    03 h 18, le 11 février 2012

  • - - Sleimane et Mikati se sont tirés en même temps , une balle dans le pied , et par conséquent sont devenus impuissants et handicapés politiquement ! S'attirer les foudres et critiques de l'homme " fort " du régime et du gouvernement n'est pas chose simple .. , avec en plus , des vérités en formes de flèches mortelles de la part des deux magnifiques et irréprochables anciens grands serviteurs de l'état , avec lesquels il faudra compter politiquement prochainement , Wi'am et GJS qui détiennent à eux seuls en dossiers de scandales et de corruptions , l'équivalent de 5 fois la bombe d'hiroshima mon amour .. Jamais un PM et un Président , n'auraient été rabaissés , affaiblis , critiqués et malmenés par leur propre majorité et gouvernement pour excès et abus de pouvoirs , comme le sont actuellement les deux " consensuels " présidents nommés , qui sont sans bloc de députés sans partisans et sans base ni popularité !

    JABBOUR André

    00 h 07, le 11 février 2012

  • Bel équilibre entre "requins", ces beaux "spécimens gredins" de micro-héros pseudo-malins à l’échelle des "Malsains" ; comme certains de leurs thuriféraires, enfants naturels et orphelins les aiment encore, "les branquignols" ! Et leur malheur "rode toujours et rodera encore, faute à leurs Djinns et à leur Géhenne" qui y veillent pour le malheur de ce pays d’abord. Il y a à craindre encore les catastrophes prochaines qui viendront parachever à bâbord et à tribord leur funeste enfer actuel retors, suite encore au "vote défouloir à l’aveuglette" matamore de ces "Malsains butors" sans aucun remord ! Ce pays a vraiment une capacité douloureuse à ne pratiquer qu’une politique piteuse, "baveuse et crasseuse" où l’on ne trouve que des hâbleurs ou des "incapables lucides bienheureux" farceurs ! Des "avatars humains humanoïdos-malsains" traitant leurs semblables "en pieds de chaises" de brocanteurs ! Mais il en est au Liban de Libanais Sains qui espèrent qu’un jour il n’y aura ni rémission, "ni remise de peine à leur encontre" ! Qu’une averse diluvienne, agrémentée "de grêles et de sauterelles" en viendra à bout, les "couvrant" d’un pan de Montagne Cédraie, ample "linceul d’argile liquéfiée et de végétation arrachée" ! Cela, rejettent leurs "contempteurs éructant" Sains, pour prix de leurs "turpitudes" et leurs récidives dans "l’ignominie" à ces petits "manitous de rien du tout ; Malsains et du tout malins" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    23 h 48, le 10 février 2012

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