Le ministre s’exprimait lors de la séance inaugurale d’un congrès sur « La gestion de l’énergie au Liban : situation actuelle et occasions », organisé à Paris par la Chambre de commerce libano-française, en coopération avec l’Union des ingénieurs et scientifiques francophones. Dans son discours, Nazem Khoury a déploré que « la demande d’énergie au Liban ne fait qu’augmenter ; elle est actuellement de 2 800 mégawatts, alors que la production décline et n’est plus que de 1 500 mégawatts ».
Et d’ajouter : « Durant les décennies passées, les énergies traditionnelles n’ont pas tenu leurs promesses. C’est pour cette raison que ce congrès acquiert toute son importance pour notre pays, qui a l’ambition d’adopter une politique éclairée sur l’énergie. Une telle politique nous permettra de faire face aux grands défis qui caractérisent ce secteur, dans le cadre d’un partenariat avec la France et l’Union pour la Méditerranée (UPM). »
Le ministre a par ailleurs assuré que le Liban « soutient le Plan solaire méditerranéen qui est une initiative de l’UPM dans le but d’encourager l’investissement dans les énergies renouvelables ». Il a insisté sur l’importance de la recherche scientifique et sur les échanges avec les partenaires français. « Les pays qui ont le plus besoin de ces technologies n’y ont souvent pas accès, ou alors ils ne possèdent pas les infrastructures nécessaires pour les exploiter, a-t-il dit. Il y a beaucoup de possibilités actuellement dans le domaine des énergies renouvelables, mais les investissements restent insuffisants. »

