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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Finlandaise

Sauli Niinistö favori des sondages

Le conservateur Sauli Niinistö s’apprête à remporter ce dimanche le second tour de l’élection présidentielle de Finlande largement en tête, selon les sondages, devant le candidat libéral de la Ligue verte Pekka Haavisto.
Peu de différences séparent ces candidats qui s’affichent tous deux comme des pro-européens pendant cette campagne pour la présidence, une institution aux pouvoirs limités. Les prérogatives du président en Finlande ont été progressivement restreintes ces dernières années, notamment dans le domaine de l’UE transféré l’an dernier au Premier ministre. « Les grandes questions qui divisent normalement les candidats sont absentes de cette élection », relève le chercheur en sciences politiques de l’université de Turku, Ville Pernaa.
À quelques jours du scrutin, le dernier sondage donne au candidat du parti de la Coalition nationale Sauli Niinistö 64 % des intentions de vote contre 36 % à Pekka Haavisto. Les deux hommes représentant la Finlande urbaine et intellectuelle du sud du pays
La longue expérience de Sauli Niinistö comme ministre des Finances de 1996 à 2003 pendant laquelle il a conduit la Finlande dans la zone euro a été au premier tour un facteur de confiance pour un électorat préoccupé par la crise de l’euro. Pour de nombreux Finlandais, cet homme de 63 ans, « constitue une compétence économique concrète », remarque le professeur de sciences politiques à l’université d’Helsinki Tuomo Martikainen. Dans le même temps, Pekka Haavisto, un homosexuel déclaré, est soutenu par des électeurs plutôt à gauche. Mais leur nombre est marginal, selon Martikainen.
Les derniers jours de campagne ont cependant vu les électeurs divisés entre libéraux et conservateurs en raison des préférences sexuelles des deux candidats, selon les analystes. Un futur président homosexuel « peut sans aucun doute paraître une chose étrange pour certains », a déclaré M. Haavisto lors d’un récent débat ajoutant que son objection de conscience, son orientation écologiste et son alimentation végétarienne pouvaient aussi « être difficiles à avaler pour certains ».
Outre sa vaste expérience à l’international, dans la gestion de crise et dans les questions de l’environnement, Pekka Haavisto, qui est âgé de 53 ans, a gagné le respect de ses pairs et d’une partie du public pour son ouverture d’esprit. Mais, pour d’autres électeurs, les plus âgés notamment, les plus traditionnels, sa liaison avec un coiffeur équatorien Antonio Flores serait un signe de dégénérescence morale plutôt que de tolérance et de libéralisme. « Comme président, Havisto ne pourra pas visiter 77 pays (musulmans, NDLR), du moins pas avec Antonio », écrit le journal local Helsinki News, citant un responsable du ministère des Affaires étrangères dont le nom n’est pas divulgué.
Le conservateur Sauli Niinistö s’apprête à remporter ce dimanche le second tour de l’élection présidentielle de Finlande largement en tête, selon les sondages, devant le candidat libéral de la Ligue verte Pekka Haavisto.Peu de différences séparent ces candidats qui s’affichent tous deux comme des pro-européens pendant cette campagne pour la présidence, une institution aux pouvoirs limités. Les prérogatives du président en Finlande ont été progressivement restreintes ces dernières années, notamment dans le domaine de l’UE transféré l’an dernier au Premier ministre. « Les grandes questions qui divisent normalement les candidats sont absentes de cette élection », relève le chercheur en sciences politiques de l’université de Turku, Ville Pernaa.À quelques jours du scrutin, le dernier sondage donne au...
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