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Économie - Grèce

Les négociations sur la dette sont « difficiles » et pourraient durer

Les négociations menées par les autorités grecques avec leurs créanciers pourraient encore prendre du temps, selon les déclarations de responsables européens hier.
Parallèlement aux discussions avec les créanciers privés sur l’effacement de 100 milliards d’euros de dette, le gouvernement négocie avec les créanciers institutionnels du pays (UE-BCE-FMI) l’obtention d’un deuxième prêt international, dont le principe a été adopté en octobre par la zone euro en échange de mesures d’ajustement structurel de l’économie grecque. « Les négociations sont très difficiles » et le « coût » des décisions qui seront prises « ne sera pas anodin pour le peuple », a déclaré le porte-parole du gouvernement grec Pantélis Kapsis à la télé privée Méga. Les discussions butent notamment sur les demandes de la troïka en faveur d’une baisse des salaires dans les entreprises et des retraites complémentaires. Les propos de M. Kapsis font écho à ceux tenus également par le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, lors d’une discussion avec des lycéens luxembourgeois. « Je suis en train de négocier (...) avec le secteur bancaire privé et le gouvernement grec la participation du secteur privé au désendettement de la Grèce », a expliqué M. Juncker, ajoutant qu’il s’agissait d’une « négociation ultradifficile ».
Du côté des créanciers privés, le patron de Deutsche Bank, Josef Ackermann, a affirmé qu’un accord était « très proche », avant d’ajouter toutefois que c’était une question de « jours ou de semaines ». M. Ackermann a en outre estimé que les banques allaient perdre « 70 % ou plus » dans l’opération. Plus optimiste, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a indiqué s’attendre à un accord entre Athènes et ses créanciers privés « d’ici à la fin de la semaine », lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une conférence à La Haye.
Le temps presse : Athènes doit rembourser 14,5 milliards d’euros de prêts le 20 mars, faute de quoi le pays sera en cessation de paiements. Mais les négociations avec le secteur privé traînent en longueur depuis près de trois semaines. Le président de l’UE, Herman Van Rompuy, avait exhorté lundi, lors du premier sommet européen de l’année, à ce que les négociations aboutissent cette semaine.

            (Source : AFP)
Les négociations menées par les autorités grecques avec leurs créanciers pourraient encore prendre du temps, selon les déclarations de responsables européens hier.Parallèlement aux discussions avec les créanciers privés sur l’effacement de 100 milliards d’euros de dette, le gouvernement négocie avec les créanciers institutionnels du pays (UE-BCE-FMI) l’obtention d’un deuxième prêt international, dont le principe a été adopté en octobre par la zone euro en échange de mesures d’ajustement structurel de l’économie grecque. « Les négociations sont très difficiles » et le « coût » des décisions qui seront prises « ne sera pas anodin pour le peuple », a déclaré le porte-parole du gouvernement grec Pantélis Kapsis à la télé privée Méga. Les discussions butent notamment sur les demandes de la...
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