« Il est quand même étrange que le discours politique et médiatique de certaines parties atteigne un niveau aussi bas », a affirmé d’emblée le chef du PSP, Walid Joumblatt, dans son éditorial hebdomadaire au Anba’, organe du parti. « Est-il permis, a-t-il souligné, que les divergences d’opinions politiques justifient une atteinte aux martyrs, poursuivis jusque dans leurs tombes sans considération éthique aucune et sans respect pour le caractère inviolable de la mort et du martyre ?
Est-il aussi permis de s’en prendre d’une façon aussi insultante et aussi stupide aux martyrs vivants qui ont vu la mort en face avant de revenir à la vie, seulement parce qu’ils ont eu foi en une cause précise, qu’ils ont milité pour elle et parce qu’ils sont restés attachés à leur terre en dépit des risques qu’ils encouraient, au lieu de fuir ? Le sang qu’ils ont versé n’a-t-il pas pavé la voie au retour de certains de leur luxueux exil en France? » s’est interrogé M. Joumblatt, en allusion au retour du général Michel Aoun au Liban en 2005 dans le sillage de la révolution du Cèdre.
Et le leader du PSP d’ajouter : « Est-il possible de renier des vérités historiques et des faits confirmés, ainsi que des pages blanches de l’histoire moderne du Liban, comme l’a fait le ministre de la Culture qui refuse de reconnaître la révolution du Cèdre ou de l’inclure dans les manuels d’histoire ? Les divergences de vues politiques peuvent-elles annuler des réalités historiques ? Est-il possible que les rancœurs et les sentiments refoulés puissent atteindre un point tel qu’on essaie de supprimer des étapes politiques et historiques et de les remplacer par un héroïsme et un militantisme fictifs ? Certains n’ont-ils pas été jusqu’à prétendre être les héros et les pères de cette révolution ? »
M. Joumblatt a ensuite abordé la crise de l’électricité, critiquant, toujours sous une forme interrogative, la gestion de ce dossier par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, mais sans le nommer. « Est-il possible de priver les Libanais du courant électrique, du nord jusqu’au sud, en passant par la Békaa et les autres régions, à cause de l’humeur injustifiée d’un ministre qui essaie de fuir les facilités accordées par les fonds arabes et susceptibles de permettre un règlement de ce gigantesque problème? »
s’est indigné le chef du PSP, qui s’en est pris ensuite au ministre des Télécommunications, Nicolas Sehnaoui, également sans le nommer, à cause de son refus de remettre aux FSI les données qu’elles avaient sollicitées dans le cadre de l’enquête menée au sujet de la tentative d’assassinat du colonel Wissam Hassan. « Est-il normal que le ministère des Télécommunications refuse de livrer les données requises à l’ombre d’interrogations sérieuses sur des plans d’assassinats de personnalités et de dirigeants libanais dans le but d’ébranler la stabilité du pays en cette phase critique au plan régional ? s’est également interrogé M. Joumblatt. Une coopération de tous les services officiels (et peut-être même officieux) de sécurité ne s’impose-t-elle pas en présence d’informations relatives à des plans suspects, pour protéger la population et la sécurité de la Résistance et pour empêcher toute atteinte à la stabilité ? Est-il possible que le Liban soit à découvert au niveau de la sécurité et qu’il soit exposé à des dangers dont il peut se passer, à cause des conflits politiques ? »
En ce qui concerne la crise en Syrie, M. Joumblatt a mis en relief les divergences de vues locales sur la perception de cette crise, avant de s’interroger sur le point de savoir si les Libanais ne peuvent pas « s’entendre sur le minimum à ce sujet, afin de protéger la stabilité, la paix civile et la coexistence ». « Avons-nous oublié le danger israélien permanent au Liban-Sud et l’importance des armes de la Résistance pour protéger le pays ? a-t-il poursuivi. Ce qu’il faut, a conclu le chef du PSP, c’est un peu de modestie de la part de toutes les parties politiques, et un retour à la conférence nationale de dialogue qui demeure le seul instrument de protection du Liban en cette période critique. Elle reste en tout cas plus utile que les surenchères et les insultes qui sont, pour le moins qu’on puisse dire, minables, excessivement minables. »


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Outré ? pourquoi outré ? mais il ne fait que ça le général de Rabieh! Il insulte, il bile, il déverse son fiel, menace et remue un doigt vengeur sans oublier le bon mot pour ceux qui ne sont pas là. Par contre, il ne PROPOSE RIEN, ne RESOUD RIEN, ne CHANGE RIEN et REFORME encore moins. alors, de nouveau, pourquoi outré ?
04 h 59, le 31 janvier 2012