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Liban - Politique

Tollé quasi général à la suite des propos de Aoun

Le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora, dénonce dans les déclarations du chef du CPL « une insulte à tous les Libanais ».
Le discours particulièrement fiévreux prononcé par le chef du CPL, le général Michel Aoun, vendredi dernier devant un nombre de responsables de sa formation a suscité une vague de réprobation unanime au sein du 14 Mars, mais également des critiques acerbes dans les rangs du gouvernement, qui est loin d’avoir été épargné par le député.
Le ministre de l’Environnement, Nazem Khoury, proche du président de la République, a ainsi souligné que les attaques lancées par le chef du CPL « ne changeront rien à la crise de l’électricité » et estimé qu’il est « encore tôt pour déclencher la campagne électorale » en vue des législatives de 2013.
« Je ne comprends pas le message (du général) et je n’en vois pas la justification. Je souhaite que Aoun révise ses positions car il faut cesser de tendre l’atmosphère », a-t-il ajouté, notant que « la situation régionale ne permet à aucun camp politique de descendre manifester dans la rue à l’heure actuelle. Ce serait considéré comme une contribution à la déstabilisation ».
De son côté, le ministre de l’Économie, Nicolas Nahas, a lancé implicitement une mise en garde au chef du CPL, en soulignant que « celui qui dépasse les bornes finirait par en payer le prix ». « Les gens sont capables de juger de ce qui est permis. La rue n’est pas à ce point naïve pour se laisser mobiliser sans conviction », a-t-il dit.
Pour sa part, le ministre de la Santé, Ali Hassan Khalil, s’il s’est abstenu de critiquer explicitement les propos du général Aoun, n’en a pas moins rappelé indirectement ce dernier à son devoir de solidarité gouvernementale.
« L’appel à manifester lancé par le chef du bloc du Changement et de la Réforme est un cri qu’il faut traduire au bon endroit, c’est-à-dire en Conseil des ministres, pour y trouver des solutions », a déclaré M. Khalil. Selon lui, « le gouvernement se doit de refléter la solidarité ministérielle entre ses composantes, et s’il y a un problème à ce niveau, il faut en discuter. Ce sera fait au cours de la prochaine séance du Conseil des ministres, mardi. Tous les dossiers y seront ouverts avant qu’on ne poursuive l’examen du budget ».
Au sein même du CPL, certains passages du discours du général Aoun paraissent avoir pour le moins suscité de l’embarras. C’est le cas notamment chez le député Simon Abiramia. Tout en faisant de la surenchère sur le général au sujet de la volonté prêtée aux partenaires du CPL au sein du gouvernement d’ « isoler » cette formation, M. Abiramia a déclaré : « Lorsque le général a utilisé l’expression “bandits vivants” (pour parler des “martyrs vivants”), je me suis dit que si j’étais dans l’opposition, j’aurais exploité ces propos dans ma campagne électorale. Face à la campagne menée par l’opposition sur ce point, les médias auraient dû faire apparaître l’ensemble du discours de Aoun et ne pas se concentrer seulement sur trois phrases sur un million. »

Le 14 Mars
De l’autre côté de l’échiquier politique, l’ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, a estimé que les propos de Michel Aoun constituaient « une insulte à tous les Libanais ». Pour M. Siniora, le chef du CPL « a tenté d’aller au secours de son gendre, le ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, qui avait fait des promesses aux gens en matière d’électricité et n’a pas pu les tenir ni rien accomplir de sérieux ».
« Depuis le début, a-t-il ajouté, le ministre refuse de recourir aux fonds arabes et internationaux (pour financer les projets de l’électricité) parce qu’il ne veut pas que quiconque le surveille dans l’établissement des cahiers des charges et dans leur mise en œuvre conformément aux critères internationaux. C’est pour cette raison qu’il se livre à une fuite en avant et se met à hurler et utiliser des mots grossiers. Et, à ce stade, Michel Aoun vient à sa rescousse. »
Exprimant le souhait que le général « change de style », M. Siniora l’a appelé à « exprimer son point de vue par le biais des vrais canaux et à la Chambre des députés ». « Même son propre public n’accepte pas ce niveau de discours », a-t-il dit.
Plus virulent, l’ancien député Moustapha Allouche a estimé que le général Aoun « a atteint un niveau de bassesse tel que personne n’est en mesure de l’y suivre ». « S’il y avait la moindre justice, il aurait été poursuivi devant les tribunaux, car il n’a pas un atome de moralité politique », a-t-il ajouté, considérant que « l’unique affaire (du général), c’est l’excès de verbiage et de discours populistes ».
Le chef du PNL, Dory Chamoun, a souligné de son côté que Michel Aoun se faisait traiter dans le passé chez un médecin travaillant à Asfouriyé (ancien asile d’aliénés). « Il est dommage que ce médecin ne soit plus présent aujourd’hui, car l’accès de folie qu’on a vu (vendredi) chez lui n’est nullement supportable », a-t-il dit.
Visée par les déclarations du chef du CPL, la journaliste May Chidiac a souligné que « les divergences en politique n’autorisent pas Aoun à s’attaquer de façon aussi excessive à la dignité des martyrs et de leurs familles ».
« S’il est incapable de réaliser les promesses avec lesquelles il a trompé son public, nous n’accepterons pas qu’il fasse de notre cause un paillasson pour qu’il puisse exercer une fuite en avant », a poursuivi Mme Chidiac, avant de conclure : « De toutes les façons, le général ne connaît pas le sens du martyre ni de la douleur, lui qui avait pris la fuite en abandonnant ses soldats à la mort au ministère de la Défense. »
Quant au député FL Antoine Zahra, il a adressé une « lettre ouverte » d’hommage et de soutien à son collègue Marwan Hamadé, cible privilégiée du général Aoun et de M. Bassil. « Je sais, comme toi, Marwan, que seul l’arbre qui donne des fruits est lapidé », écrit M. Zahra. « On a essayé d’abord de te faire taire, et aujourd’hui on tente de nuire à ta réputation et à ton parcours historique. À ces tentatives, tu as fait face avec une foi inébranlable (...). Tu resteras un symbole de l’indépendance duquel s’inspireront les générations futures », ajoute-t-il.
Le chef du Mouvement de l’indépendance, Michel Moawad, s’est penché pour sa part sur la prestation des ministres du CPL. « Comment pourraient-ils désormais nous donner des leçons de changement et de réforme ? Les masques sont tombés. Ces slogans ne visaient qu’à deux choses : assurer une couverture aux armes (du Hezbollah) et au projet iranien, et accéder au pouvoir », a-t-il dit.
Le discours particulièrement fiévreux prononcé par le chef du CPL, le général Michel Aoun, vendredi dernier devant un nombre de responsables de sa formation a suscité une vague de réprobation unanime au sein du 14 Mars, mais également des critiques acerbes dans les rangs du gouvernement, qui est loin d’avoir été épargné par le député.Le ministre de l’Environnement, Nazem Khoury, proche du président de la République, a ainsi souligné que les attaques lancées par le chef du CPL « ne changeront rien à la crise de l’électricité » et estimé qu’il est « encore tôt pour déclencher la campagne électorale » en vue des législatives de 2013.« Je ne comprends pas le message (du général) et je n’en vois pas la justification. Je souhaite que Aoun révise ses positions car il faut cesser de tendre...
commentaires (1)

- - Tollé général ou pas , ça dépend chez qui et de quel côté ce tollé se généralise ..! GMA leur a donné matière à discussion , il les a occupé pendant un bon moment , de telle façon qu'ils cesseront de nous parler de la Syrie et des dossiers importants qui intéressent les Libanais dans leur quotidiens ... Allez , continuez votre bavardage et vos potins , la caravane passe .

JABBOUR André

00 h 39, le 30 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • - - Tollé général ou pas , ça dépend chez qui et de quel côté ce tollé se généralise ..! GMA leur a donné matière à discussion , il les a occupé pendant un bon moment , de telle façon qu'ils cesseront de nous parler de la Syrie et des dossiers importants qui intéressent les Libanais dans leur quotidiens ... Allez , continuez votre bavardage et vos potins , la caravane passe .

    JABBOUR André

    00 h 39, le 30 janvier 2012

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