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Moyen Orient et Monde - Nigeria

Craintes de nouvelles violences à Kano

La crainte d’une reprise des violences hantait les musulmans participant à la prière du vendredi à Kano (nord du Nigeria), après la menace du groupe islamiste Boko Haram de lancer de nouvelles attaques. Dans un enregistrement diffusé jeudi dans la nuit sur YouTube, le chef présumé de Boko Haram, Abubakar Muhammad Shekau, a déclaré que « des soldats ont mené des raids contre des séminaires islamiques à Maiduguri (Nord-Est) et ont blasphémé le Coran. Ils doivent garder en tête qu’ils ont aussi des écoles élémentaires et secondaires ainsi que des universités, et nous pouvons aussi les attaquer ». Il a également revendiqué la série d’attaques spectaculaires qui a plongé Kano, la deuxième ville du pays, dans le chaos le 20 janvier et fait 185 morts. « Nous sommes responsables » de ces attentats, a-t-il déclaré dans ce message, ajoutant : « Je l’ai ordonné et je donnerai cet ordre encore et encore. Dieu nous a donné la victoire. » Et, comme pour appuyer ces dires, des hommes armés ont attaqué hier soir un commissariat à Kano, faisant deux blessés graves.
Par ailleurs, le gouverneur de l’État de Kano, Rabiu Musa Kwankwaso, a nié hier que des membres de Boko Haram aient été arrêtés sur la base de fausses accusations et s’est dit prêt au dialogue. En outre, les forces de sécurité sont toujours à la recherche d’un ingénieur allemand, Edgar Raupach, enlevé jeudi à Kano. Le ministère allemand des Affaires étrangères a confirmé hier l’enlèvement, qui n’a toujours pas été revendiqué. Parallèlement, un ressortissant américain enlevé la semaine dernière dans le sud du Nigeria a été libéré, ont annoncé hier l’ambassade américaine et la police nigériane. Les auteurs du rapt avaient demandé une rançon de 50 millions de nairas (310 000 dollars). Enfin, des bandits de grands chemins ont tué 15 commerçants qui rentraient jeudi soir dans leur village, après un jour de marché dans l’État de Zamfara (Nord), a indiqué hier un chef de la police locale.
(Source : AFP)
La crainte d’une reprise des violences hantait les musulmans participant à la prière du vendredi à Kano (nord du Nigeria), après la menace du groupe islamiste Boko Haram de lancer de nouvelles attaques. Dans un enregistrement diffusé jeudi dans la nuit sur YouTube, le chef présumé de Boko Haram, Abubakar Muhammad Shekau, a déclaré que « des soldats ont mené des raids contre des séminaires islamiques à Maiduguri (Nord-Est) et ont blasphémé le Coran. Ils doivent garder en tête qu’ils ont aussi des écoles élémentaires et secondaires ainsi que des universités, et nous pouvons aussi les attaquer ». Il a également revendiqué la série d’attaques spectaculaires qui a plongé Kano, la deuxième ville du pays, dans le chaos le 20 janvier et fait 185 morts. « Nous sommes responsables » de ces attentats, a-t-il...
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