« Je ne crois pas qu’il y ait une impasse », a assuré la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, après avoir rencontré M. Abbas à Amman, au terme d’une série de cinq « rencontres exploratoires » israélo-palestiniennes en Jordanie qui se sont achevées mercredi sans résultat tangible. « Je sais que le président Mahmoud Abbas réfléchit soigneusement aux moyens d’avancer (...). Après ma rencontre avec lui et mes entretiens avec les Israéliens, je garde l’espoir qu’avec de la bonne volonté ils poursuivront les discussions », a-t-elle déclaré. Dans un « long entretien téléphonique » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la chancelière allemande Angela Merkel s’est, quant à elle, déclarée très « inquiète » d’une rupture éventuelle des discussions israélo-palestiniennes.
De leur côté, les Palestiniens ont reconnu qu’ils étaient sous pression américaine. Le président « Barack Obama, via ses rencontres avec des responsables arabes et étrangers, nous a transmis le message de ne pas laisser passer cette année sans progrès des négociations et qu’il ferait des efforts auprès du gouvernement israélien pour le pousser à avancer dans les négociations », a indiqué un responsable de l’OLP, ajoutant que « l’administration américaine et le quartette essayent peut-être de faire pression sur le comité de suivi arabe pour une reprise des négociations avec Israël, directement ou indirectement ».
Rappelons que le quartette avait appelé le 26 octobre les deux parties à présenter leur position sur le tracé des frontières et la sécurité dans un délai de trois mois. Les négociateurs palestiniens considèrent que le délai a expiré le 26 janvier alors qu’Israël affirme qu’il court à partir de la première rencontre à Amman, le 3 janvier, et arrive donc à échéance le 3 avril. « Nous avons commencé à aborder les questions-clés et je tiens à souligner qu’en cinq rencontres, les discussions ont été meilleures que prévu tant pour leur atmosphère que sur le fond », a affirmé un haut responsable israélien ayant requis l’anonymat, estimant qu’ « il est très important que les discussions continuent ».
Le processus de paix au Proche-Orient n’a jamais été en aussi fâcheuse posture depuis 20 ans et les événements des printemps arabes l’ont recalé en dernière page de l’ordre du jour mondial, a regretté de son côté le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
Signalons par ailleurs qu’un chef palestinien emprisonné en Israël, Marwan Barghouthi, a été placé à l’isolement pour avoir parlé aux médias dans un tribunal de Jérusalem lors de sa comparution.
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Et on les presse en plus. Grace a Dieu on est pas palestiniens, merci qui???
06 h 35, le 27 janvier 2012