Plus de mille détenus du Kirghizstan se sont cousu les lèvres pour dénoncer leurs conditions de détention et plus de 6 000 autres sont en grève de la faim, ont reconnu hier les autorités. Ce mouvement de contestation est particulièrement suivi dans le centre de détention préventive n° 1 de Bichkek, la capitale. Les autorités ont affirmé que cette révolte a été orchestrée par des leaders du crime organisé après le lancement d’une « opération mains propres » dans les prisons du Kirghizstan le 16 janvier, à la suite du meurtre d’un chef mafieux. Le service de presse des services pénitentiaires kirghiz (GSIN) a assuré que nombre de prisonniers avaient été forcés à pratiquer cette mutilation, et avaient ensuite demandé une aide médicale. La direction de la prison a notamment mis fin au système de la « caisse commune » d’entraide mis en place par les prisonniers qui, selon les autorités, servait à extorquer de l’argent aux détenus. « Les autorités (...) ont décidé de faire la guerre au monde criminel et de rétablir l’ordre dans les prisons. Le monde criminel résiste car il tient à ses privilèges », estime l’analyste kirghiz Abdygoul Tchotbaïev. Mais la militante pour les droits de l’homme Tolekan Ismaïlova souligne que les conditions de détention sont très difficiles pour la plupart des prisonniers, ce qui nourrit la révolte. « Les grévistes de la faim dénoncent des conditions inhumaines : il n’y a pas de médicaments, pas de nourriture correcte, pas de draps, pas de savon. Ils ne sont pas soignés car dans les prisons, il n’y a pas assez de médecins », insiste-t-elle. Depuis 2005, les prisons de ce pays d’Asie centrale sont régulièrement le théâtre de mutineries et d’actes d’automutilation pour dénoncer les conditions de détention. La criminalité organisée a souvent été accusée d’avoir joué un rôle-clé dans ces mouvements. (Source : AFP)
Plus de mille détenus du Kirghizstan se sont cousu les lèvres pour dénoncer leurs conditions de détention et plus de 6 000 autres sont en grève de la faim, ont reconnu hier les autorités. Ce mouvement de contestation est particulièrement suivi dans le centre de détention préventive n° 1 de Bichkek, la capitale. Les autorités ont affirmé que cette révolte a été orchestrée par des leaders du crime organisé après le lancement d’une « opération mains propres » dans les prisons du Kirghizstan le 16 janvier, à la suite du meurtre d’un chef mafieux. Le service de presse des services pénitentiaires kirghiz (GSIN) a assuré que nombre de prisonniers avaient été forcés à pratiquer cette mutilation, et avaient ensuite demandé une aide médicale. La direction de la prison a notamment mis fin au système de la...
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