« S’il est vrai que le silence est d’or, nous ferons mieux, tous, de nous taire », a déclaré M. Mansour.
M. Joumblatt avait indiqué que « le délégué du Liban aux réunions arabes devrait se taire au lieu de se lancer dans des théories sur la façon de sortir de la crise syrienne ». Il avait ajouté qu’il (M. Mansour) devrait « suivre la politique qui consiste à se tenir à l’écart du dossier syrien afin d’atténuer les atteintes à la crédibilité de l’État libanais ».
« Nous n’avons besoin de leçons de personne », a répliqué le chef de la diplomatie, affirmant que « la liberté d’expression est un droit qui s’applique à tout le monde, si nous œuvrons en faveur de la démocratie ».
L’affaire des prisonniers
Sur un autre plan, M. Joumblatt a reçu hier une délégation des parents des détenus dans les prisons libanaises et une autre du comité de suivi des affaires d’amnistie, en sa résidence à Clemenceau.
Selon un communiqué publié par le Centre de Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture, les deux délégations ont exposé au chef du PSP la situation dramatique des détenus dans les prisons libanaises, et plus particulièrement dans le centre carcéral de Roumieh. Elles ont indiqué que M. Joumblatt a fait part de l’intérêt qu’il porte au dossier des prisonniers et a promis de l’examiner avec les trois pôles du pouvoir.
Les deux délégations se sont ensuite rendues au Parlement où elles ont été reçues par le président de la commission parlementaire des Droits de l’homme, Michel Moussa, avec qui elles ont abordé, outre les conditions d’emprisonnement dramatiques, le problème de la détention préventive.
Ces deux visites interviennent au lendemain d’une tournée que les ministres de l’Intérieur, Marwan Charbel, et de la Santé, Ali Hassan Khalil, avaient effectuée à Roumieh et au cours de laquelle ils avaient pu voir à quel point les conditions dans lesquelles les détenus vivent sont déplorables. Ils ont pu écouter les témoignages d’octogénaires, atteints de cancer, et qui ne reçoivent pas les soins adéquats. L’un d’eux avait même été opéré à cœur ouvert et n’avait pas été remis en liberté quand bien même il avait été acquitté dans l’affaire pour laquelle il avait été emprisonné. Un autre a affirmé avoir été maintenu en prison après avoir purgé sa peine, parce qu’il n’avait pas les moyens de payer une amende de 10 millions de livres.
Plusieurs autres détenus se sont plaints parce qu’ils ne reçoivent pas les médicaments ou les soins médicaux dont ils ont besoin.
Demain, jeudi, les deux délégations, qui s’étaient aussi rendues auprès du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, et du vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, doivent tenir une conférence de presse, en coopération avec le Centre de Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture et l’Organisation internationale des droits de l’homme, afin d’évoquer le bilan de la visite des deux ministres à Roumieh et les problèmes liés aux prisons.


Savez vous qu'il font partie du même "gouvernement",ces deux là?Si,si,je vous assure...
21 h 17, le 24 janvier 2012