La défense et le parquet demandent l’annulation du procès Garzon
OLJ /
le 25 janvier 2012 à 00h34
La défense comme le parquet ont demandé hier l’annulation des poursuites contre le juge espagnol Baltasar Garzon au premier jour d’un procès polémique dans lequel le magistrat est jugé pour avoir brisé un tabou en enquêtant sur le sort des disparus du franquisme. Dehors, 200 manifestants s’étaient rassemblés pour dénoncer un « lynchage judiciaire », tandis que plusieurs organisations dont Amnesty International et Human Rights Watch se sont mobilisées et ont envoyé des observateurs au procès. À 56 ans, suspendu de ses fonctions depuis mai 2010, le juge Garzon risque une interdiction d’exercer de 20 ans au maximum. Une sanction qui mettrait un point final à la carrière hors du commun de ce magistrat hyperactif et controversé, admiré autant qu’haï, célèbre dans le monde entier pour avoir fait arrêter en 1998 à Londres l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet. Mais dans son propre pays, sa quête d’une « justice universelle » s’est heurtée aux démons du franquisme. Il est accusé d’avoir enfreint la loi d’amnistie votée en octobre 1977, deux ans après la mort de Francisco Franco, qui était censée imposer un pacte du silence sur les années noires de la guerre civile (1936-39) et de la dictature (1939-75). Saisi en 2006 par des associations de défense de victimes, il avait tenté de faire la lumière sur le sort de 114 000 disparus avant de renoncer en 2008 face à l’opposition du parquet qui dénonçait le risque d’une « inquisition » incompatible avec un État de droit. Son argumentation était fondée sur les principes des tribunaux internationaux : ces disparitions forcées de civils constituent des crimes contre l’humanité imprescriptibles et échappent à ce titre à la loi d’amnistie.
La défense comme le parquet ont demandé hier l’annulation des poursuites contre le juge espagnol Baltasar Garzon au premier jour d’un procès polémique dans lequel le magistrat est jugé pour avoir brisé un tabou en enquêtant sur le sort des disparus du franquisme.Dehors, 200 manifestants s’étaient rassemblés pour dénoncer un « lynchage judiciaire », tandis que plusieurs organisations dont Amnesty International et Human Rights Watch se sont mobilisées et ont envoyé des observateurs au procès.À 56 ans, suspendu de ses fonctions depuis mai 2010, le juge Garzon risque une interdiction d’exercer de 20 ans au maximum. Une sanction qui mettrait un point final à la carrière hors du commun de ce magistrat hyperactif et controversé, admiré autant qu’haï, célèbre dans le monde entier pour avoir fait arrêter en...
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