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Moyen Orient et Monde - Maghreb

Algérie-Maroc, une nouvelle page mais pas à pas

Les questions qui fâchent n’ont pas été abordées, du moins officiellement.
Alger et Rabat ouvrent une nouvelle page de leurs relations, axée sur les échanges économiques et le grand projet d’union maghrébine, tout en avançant à petits pas sur les sujets délicats, après la première visite d’un chef de la diplomatie marocaine en Algérie depuis 2003.
Après de longs pourparlers avec son homologue Mourad Medelci lundi dès son arrivée à la mi-journée, le ministre marocain des Affaires étrangères Saad Eddine Othmani a en effet été reçu hier matin par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il avait auparavant fait le point avec Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du Front de libération national (FLN), parti présidentiel au pouvoir. Aucune information n’a filtré concernant la teneur de ces deux entretiens. M. Othmani, l’un des chefs du parti islamiste modéré Justice et Développement (PJD), s’est ainsi donné pour mission, a-t-il dit lundi soir, de rapprocher les deux pays d’abord au plan bilatéral. Alger et Rabat veulent aussi relancer l’Union du Maghreb arabe (UMA-Algérie-Maroc-Tunisie-Libye-Mauritanie), et qui doit se réunir vers le 17 février à Rabat.
Les deux capitales n’ont toutefois pas parlé lundi des questions qui fâchent, au moins officiellement. Parmi elles figure notamment le profond désaccord sur le Sahara occidental. Un autre problème concerne la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994 par Alger après l’instauration de visas pour les Algériens par Rabat, qui avait imputé un attentat meurtrier à Marrakech aux services secrets algériens. Toutefois, le ministre délégué algérien aux Affaires africaines et maghrébines Abdelkader Messahel et M. Othmani se sont mis d’accord pour se revoir tous les six mois, ont-ils dit, pour faire le point.
Pour le quotidien marocain indépendant Akhbar el Yom, M. Othmani devait entendre de la bouche de M. Bouteflika « de belles paroles » et « rentrer à Rabat les mains vides, sans aucune décision effective à se mettre sous la dent, puisque les frontières resteront fermées et les manœuvres algériennes se poursuivront pour entraver le règlement politique de la question du Sahara marocain ». La presse algérienne défend, elle, son pays. Ainsi, le Quotidien d’Oran s’interrogeait sur cette visite. « Est-ce que le nouveau ministre des Affaires étrangères du Maroc est venu à Alger pour engager un dialogue global sur le contentieux algéro-marocain ainsi que le demande l’Algérie ou simplement donner l’illusion par sa visite que son pays a de bonnes intentions à l’égard de son voisin qui ne sont pas payées de retour ? »
(Source : AFP)
Alger et Rabat ouvrent une nouvelle page de leurs relations, axée sur les échanges économiques et le grand projet d’union maghrébine, tout en avançant à petits pas sur les sujets délicats, après la première visite d’un chef de la diplomatie marocaine en Algérie depuis 2003.Après de longs pourparlers avec son homologue Mourad Medelci lundi dès son arrivée à la mi-journée, le ministre marocain des Affaires étrangères Saad Eddine Othmani a en effet été reçu hier matin par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il avait auparavant fait le point avec Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du Front de libération national (FLN), parti présidentiel au pouvoir. Aucune information n’a filtré concernant la teneur de ces deux entretiens. M. Othmani, l’un des chefs du parti islamiste modéré Justice et...
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