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Moyen Orient et Monde - Sanctions

L’Europe impose un embargo pétrolier sans précédent contre l’Iran

Pour Téhéran, ces mesures « injustes » sont « vouées à l’échec ».
Les pays de l’Union européenne ont décidé hier d’imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent contre l’Iran et de sanctionner sa banque centrale afin d’assécher le financement de son programme nucléaire controversé. Dans la foulée, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy ont demandé « instamment aux dirigeants iraniens de suspendre immédiatement leurs activités nucléaires sensibles », ajoutant dans un communiqué commun que « la porte est ouverte si l’Iran accepte de s’engager sérieusement dans des négociations de fond sur son programme nucléaire ».
En vertu de l’embargo européen, les nouveaux contrats dans le secteur pétrolier iranien sont interdits avec effet immédiat. L’annulation des contrats existants interviendra ultérieurement, d’ici au 1er juillet, pour permettre aux pays les plus dépendants de se retourner. Signalons que l’Iran vend environ 20 % de son pétrole aux pays de l’UE, notamment à l’Italie, l’Espagne et la Grèce. Ces « sanctions sans précédent » vont « paralyser peu à peu l’activité économique de l’Iran et priver le pays d’une partie de ses ressources », a jugé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Outre l’embargo pétrolier, l’UE a gelé les avoirs de la Banque centrale iranienne et partiellement interdit les transactions avec l’Institut monétaire, y compris la production pour son compte de pièces et de billets. Aux 433 sociétés et 113 personnes dont l’UE avait jusqu’ici gelé les avoirs s’ajoutent désormais huit sociétés – dont la banque iranienne Tejarat, qui a des filiales au Royaume-Uni, en France et en Allemagne – et trois personnes. L’UE emboîte ainsi le pas aux États-Unis, qui ont gelé fin décembre les avoirs des institutions financières étrangères qui commercent avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. En outre hier, Washington a annoncé avoir également ajouté la banque Tejarat à sa liste noire des sociétés sanctionnées.
Réagissant à la nouvelle, Téhéran a jugé que ces sanctions « injustes » étaient « vouées à l’échec ». « Tout pays qui se prive du marché de l’énergie de l’Iran sera immédiatement remplacé par ses rivaux », a assuré le ministère iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, en évoquant l’ampleur des besoins en énergie à long terme de la planète. Auparavant, le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement avait de nouveau agité la menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz. « Si les ventes du pétrole iranien sont perturbées, le détroit d’Ormuz sera certainement fermé », a ainsi déclaré Mohammad Kossari à l’agence Fars. Toutefois, un porte-parole du Pentagone a indiqué que l’armée américaine n’a constaté hier aucune montée de la tension dans le Golfe.
Quant au niveau international, si le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé que les sanctions européennes ne faisaient « pas avancer les choses », le gouvernement américain a salué, lui, « une étape importante » pour accroître la pression sur Téhéran. Et pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ces sanctions sont « un pas dans la bonne direction ». Il a cependant ajouté « qu’une pression très importante et rapide sur l’Iran est nécessaire ».
Enfin, l’Agence internationale de l’énergie atomique a confirmé hier une visite de ses inspecteurs en Iran du 29 au 31 janvier, visant à « régler toutes les questions importantes » en suspens au sujet du programme nucléaire de Téhéran.
(Source : agences)
Les pays de l’Union européenne ont décidé hier d’imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent contre l’Iran et de sanctionner sa banque centrale afin d’assécher le financement de son programme nucléaire controversé. Dans la foulée, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy ont demandé « instamment aux dirigeants iraniens de suspendre immédiatement leurs activités nucléaires sensibles », ajoutant dans un communiqué commun que « la porte est ouverte si l’Iran accepte de s’engager sérieusement dans des négociations de fond sur son programme nucléaire ».En vertu de l’embargo européen, les nouveaux contrats dans le secteur pétrolier iranien sont interdits avec effet immédiat. L’annulation des contrats...
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