Ta collaboration à la section des informations locales aura été, certes, relativement de courte durée. Mais elle n’est pas pour autant passée inaperçue. Loin de là... Elle restera même fortement ancrée dans notre mémoire et nos esprits. Ton sourire serein, ton affabilité constante, ton humeur égale y sont, à n’en point douter, pour beaucoup. De même que ton humour subtil, tes fréquentes remarques et observations pince-sans-rire. Que dire en outre de ton inébranlable dévouement et ta persistante conscience professionnelle ?
En dépit des rudes épreuves que tu endurais, en silence et sans jamais que quiconque ne s’en aperçoive, il fallait te supplier d’écourter tes heures de présence au journal lorsque, du fait d’une indiscrétion (tu pardonneras sans aucun doute à Ziyad sur ce plan), nous savions que ta santé te trahissait. Comment s’étonner, dans de telles conditions, que tu te sois intégrée en un temps vraiment record dans l’équipe de L’Orient-Le Jour. On aurait dit que l’on se connaissait depuis toujours...
Mais bien au-delà de cet aspect personnel et de cette approche conviviale – qui compte vraiment beaucoup pour nous à la rédaction –, ta collaboration a incontestablement apporté un « plus » à notre couverture de l’actualité locale. D’abord grâce à ton style. N’est pas professeur de littérature qui veut. Tes textes, qui restent dans la mémoire du journal, illustrent une sensibilité, une finesse, qui reflètent ta personnalité, ta vision lucide et profonde du monde qui nous entoure. Ils laissent transparaître en filigrane un engagement ferme à de nobles causes, que tu n’as cependant jamais confondu avec le suivisme aveugle.
Aujourd’hui, nous nous permettrons un petit caprice. De là où tu es, grâce à la sérénité suprême et absolue que tu as enfin atteinte, nous te demandons de continuer à nous inspirer dans notre travail quotidien. Tu trouveras sans doute le meilleur moyen de le faire. Nous ne cesserons pas de penser à toi. À ton sourire. À ton humour. À ton élégance d’esprit. Et pour ta part, reste à nos côtés. Inspire-nous. Guide si tu peux nos pas. Et surtout, surtout, prie pour nous. Beaucoup... Nous en avons grand besoin.
Au nom de la rédaction
Michel TOUMA
* * *
À Reem...
Je reprends ces mots autrefois écrits pour toi Reem et que tu avais aimés. Je ne prendrai pas le risque de décevoir un ange qui danse parmi les étoiles.
« Reem est une magicienne qui saupoudre son entourage de ses ondes positives. Elle est l’amie rêvée de ceux et celles qui ont le privilège de trôner dans son cœur. Son cercle d’intimes, elle l’a recomposé à sa façon au gré de rencontres amicales qui lui deviendront essentielles, voire vitales. Même si ses membres ne sont pas liés par le sang, sa fratrie d’élection est choisie, triée sur le volet et pétrie dans l’amitié à vie et pour la vie. Arrimée. Une assurance tous risques à temps complet. Et puis, la belle dame est à la fois une belle tête et une tête bien faite. Dans son nid d’amour bâti par les épreuves de la vie et consolidé à coup de victoires remportées sur le destin, on y trouve des leçons à tirer à profusion, une dignité inégalée et du courage à distribuer aux nombreuses âmes fragilisées par un rien... ».
Et me voilà à court de mots. Les mots, tu les as pris avec toi Reem et pour nous, sans toi, c’est la fin d’un monde. C’est 2012.
Bélinda Ibrahim


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