Le 60e anniversaire de l’indépendance à l’honneur.
Par ailleurs, sur un marché ouvert à la concurrence, l’activité « courrier » a évolué depuis 2002. Au rôle historique de transporteur, la société a développé une politique de qualité de services ambitieuse, adaptée à la diversité des besoins. Elle s’est dotée d’un centre de lettres personnalisées qu’on appelle courrier hybride et a lancé un service d’entreposage en zone franche principalement destiné aux entreprises. Se posant comme intermédiaire officiel entre le gouvernement et les citoyens libanais, LibanPost se charge, par ailleurs, de réaliser de nombreuses formalités administratives, portant sur une centaine de prestations, dont la taxe mécanique, le permis de travail et de séjour, le paiement des impôts, le renouvellement de passeport, etc. En remettant son dossier à l’un des bureaux de LibanPost, un habitant du Nord, du Sud ou de la Békaa n’a plus besoin de se déplacer jusqu’à la capitale pour effectuer ces démarches.
Au menu aussi, une large gamme de services bancaires notamment pour HSBC et Charted Bank (comme le transport des courriers internes, la collecte des factures et des cartes de crédit) et une collaboration avec Money Gram. « Quatre millions de formalités gouvernementales et 150 millions de lettres et de colis, pour un volume de 2 000 tonnes, ont été traités à ce jour », indique encore Hind Fadel, ajoutant que l’ensemble des déplacements totalise 3 millions 500 km dans une seule année !
L’offre philatélique
Mais point de poste sans timbres ! Le petit bout de papier gommé et dentelé n’est donc pas en voie de disparition. Si on le voit de moins en moins, c’est parce que, de plus en plus, le courrier, entre particulier, se raréfie. On n’écrit plus à ses proches, mais on leur téléphone, on leur envoie un texto ou un e-mail. La nouvelle génération n’a pas eu l’occasion de se pencher sur ces images porteuses d’histoire et de rêves. Décidé de toucher de nouveaux clients et de les attirer vers la philatélie, l’opérateur a lancé sa première collection. Une édition limitée de 60 timbres, émis dans les années 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004, illustre des événements culturels, sociaux, politiques. Une série est consacrée au cèdre, arbre sacré, symbole de l’identité nationale ; une autre rend hommage à Ibrahim Abdel Aal, Élias Abou Chabké, Abdallah Zakher et à la Résistance. L’Escwa, l’élection d’Émile Lahoud, le sommet de la Ligue arabe tenu à Beyrouth en 2002, Beyrouth capitale culturelle en 1999, la Journée de la femme arabe et cinq timbres émis pour commémorer le 60e anniversaire de l’indépendance du Liban figurent aussi parmi les sujets abordés. Les paysages de Faqra, Kamouaa, Kanat Bakish, Laklouk, ainsi que l’Université Saint-Joseph, les festivals de Baalbeck, Beiteddine, Bustan et Byblos sont les thèmes choisis pour représenter le paysage culturel du pays, alors que l’héritage historique est évoqué à travers les vestiges de Niha, de Arqa, de Bziza, de la citadelle de Mousaïlaha et du vieux souk de Saïda. Pour les collectionneurs, l’ensemble de ces timbres a été rassemblé dans un bel album dessiné par Myrna Haddad.
La deuxième collection doit s’ouvrir par la série 2005-2010.

