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Économie - Zone Euro

La BCE, attentiste, maintient son taux directeur à 1 %

Mario Draghi argue d’une certaine « stabilisation » de la situation économique.

« Il y a des signes hésitants d’une stabilisation de l’activité à de bas niveaux », a déclaré hier le président de la BCE, Mario Draghi. Lmar Niazman/Reuters

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier de laisser son principal taux d’intérêt inchangé à 1 %, son président Mario Draghi arguant d’une certaine « stabilisation » de la situation économique. « Il y a des signes hésitants d’une stabilisation de l’activité à de bas niveaux », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, siège de l’institution.
M. Draghi a jugé en outre que « des progrès vraiment extraordinaires » en termes de consolidation budgétaire avaient été accomplis par les pays en difficulté de la zone euro. Le responsable monétaire a appelé les pays très endettés, et en particulier la Grèce, à ne pas relâcher leurs efforts, et demandé aux responsables européens dans leur ensemble d’accélérer la concrétisation de leurs engagements pour plus de discipline budgétaire. « Il serait bon que le pacte budgétaire », sur lequel 26 des 27 pays de l’Union européenne se sont engagés début décembre, « puisse être adopté à la fin de ce mois, pas en mars », comme il en est actuellement question, a-t-il plaidé, ajoutant : « On a un besoin urgent de développements rapides. »
Interrogé sur les actions de la BCE pour juguler la crise, M. Draghi a jugé que les prêts sur trois ans à taux fixe accordés en décembre s’étaient avérés efficaces pour rassurer les banques et assurer un retour de la confiance. 523 banques lui ont emprunté 489 milliards d’euros le 21 décembre, lors du premier prêt de ce genre, une opération qui sera renouvelée fin février et dont il attend autant de demande. Il y a « des signes évidents » que cet argent « circule dans l’économie », a-t-il dit, en réponse aux inquiétudes suscitées par les montants record déposés chaque jour par les banques auprès de la BCE, qui ne les rémunère pourtant qu’à 0,25 %. Certains interprètent ces dépôts comme le signe de la méfiance persistante des banques à prêter et investir. Les prêts « donnent à toutes les banques une assurance contre le risque de se retrouver sans liquidités et leur donnent du temps » pour se conformer aux obligations réglementaires, en premier lieu les recapitalisations exigées par le superviseur bancaire européen EBA, a déclaré M. Draghi. Elles devront en outre honorer quelque 600 milliards d’euros d’échéances cette année.
M. Draghi s’est en revanche peu étendu sur le programme de rachat d’obligations publiques de la BCE sur le marché secondaire de la dette, que la France et l’Italie en particulier aimeraient voir étendu, pour lutter contre la contagion de la crise de la dette. « Toutes nos mesures non conventionnelles sont temporaires par nature », a-t-il simplement déclaré.
Il a par ailleurs renouvelé les critiques de l’institution sur l’effacement d’une partie de la dette grecque, décidée par les dirigeants européens l’an dernier et à laquelle la BCE se refuse à participer, a confirmé hier son vice-président Vitor Constancio lors de la même conférence de presse.
Quant à l’inflation, il a estimé qu’elle devrait sous quelques mois retomber sous le seuil de 2 % que la BCE se doit d’atteindre. Cela a été interprété par les économistes comme le signe qu’elle était prête à baisser encore son taux directeur s’il le faut et à descendre sous le 1 %, son plus bas historique. « Avec un taux à 1 % et ses mesures énormes d’injection de liquidités, la BCE (...) dispose encore d’espace pour agir », a commenté Carsten Brzeski, économiste d’ING.
(Source : AFP)
La Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier de laisser son principal taux d’intérêt inchangé à 1 %, son président Mario Draghi arguant d’une certaine « stabilisation » de la situation économique. « Il y a des signes hésitants d’une stabilisation de l’activité à de bas niveaux », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, siège de l’institution.M. Draghi a jugé en outre que « des progrès vraiment extraordinaires » en termes de consolidation budgétaire avaient été accomplis par les pays en difficulté de la zone euro. Le responsable monétaire a appelé les pays très endettés, et en particulier la Grèce, à ne pas relâcher leurs efforts, et demandé aux responsables européens dans leur ensemble d’accélérer la concrétisation de leurs engagements pour...
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