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Moyen Orient et Monde

L’islam politique sans le pétrole

Sous le titre « L’Islam politique sans le pétrole », le journaliste Thomas Friedman a publié un article dans The Herald Tribune, analysant la prochaine étape qui va suivre l’arrivée au pouvoir des islamistes en Égypte.
Les mouvements islamistes ont jusqu’à présent dominé l’Arabie saoudite et l’Iran, tous deux pays exportateurs de pétrole. Or, selon Friedman, les partis islamistes égyptiens n’ont pas ce luxe. Leur pays est un grand importateur de pétrole, Les Égyptiens importent également 40 % des denrées alimentaires. Par ailleurs, le tourisme constitue près de 10 % du PIB. Avec un chômage rampant et une monnaie qui dégringole, le pays a besoin impérativement d’une aide du FMI. Pour ce faire, les partis islamistes, Frères musulmans et salafistes, doivent s’ouvrir au monde.
Selon le journaliste, Issam al-Arian, le vice-président du parti des Frères musulmans, lui a affirmé qu’il y a une grande différence entre son parti et celui des salafistes, al-Nour. Il se peut même qu’ils ne coopèrent pas ensemble.
Le leader islamiste a également insisté sur le fait que le traité de paix avec Israël est du ressort de l’État, estimant que les relations de son pays avec l’État hébreu seront déterminées par la manière avec laquelle les Israéliens traiteront avec les Palestiniens. Plus généralement, Arian estime que son parti sera concentré essentiellement sur les énormes problèmes qui menacent l’Égypte.
Même son de cloche de la part de Mohammad Khairat ech-Chater, le numéro deux des Frères musulmans, qui estime que la globalisation est aujourd’hui une réalité à laquelle on ne peut pas échapper.
Du coté salafiste, Nader Bakkar, le porte-parole d’al-Nour, affirme, selon Friedman, que son modèle économique est le Brésil. Il exclut en outre tout régime théocratique et toute forme de dictature. Le leader salafiste dément par ailleurs l’intention de son parti d’interdire l’alcool. « Peut-être que 20 000 personnes sur les 80 millions d’Égyptiens boivent de l’alcool, alors que 40 millions n’ont pas d’eau potable. Vous croyez que nous serons occupés par ceux qui n’ont pas d’eau ou par ceux qui se soûlent ? »
Pour Friedman, la responsabilité des islamistes est énorme. Ils doivent impérativement relancer l’économie égyptienne... sans le pétrole (la Tunisie fait face au même problème). Ils ne veulent pas rater leur chance, tout en voulant rester conformes à leur idéologie islamique. Il sera donc fascinant, selon l’auteur, de voir comment ils vont s’en sortir. Il s’agira d’un vrai laboratoire pour le Moyen-Orient.
Sous le titre « L’Islam politique sans le pétrole », le journaliste Thomas Friedman a publié un article dans The Herald Tribune, analysant la prochaine étape qui va suivre l’arrivée au pouvoir des islamistes en Égypte.Les mouvements islamistes ont jusqu’à présent dominé l’Arabie saoudite et l’Iran, tous deux pays exportateurs de pétrole. Or, selon Friedman, les partis islamistes égyptiens n’ont pas ce luxe. Leur pays est un grand importateur de pétrole, Les Égyptiens importent également 40 % des denrées alimentaires. Par ailleurs, le tourisme constitue près de 10 % du PIB. Avec un chômage rampant et une monnaie qui dégringole, le pays a besoin impérativement d’une aide du FMI. Pour ce faire, les partis islamistes, Frères musulmans et salafistes, doivent s’ouvrir au monde.Selon le journaliste,...
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