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Liban - Affaire Sadr

Tripoli prêt à collaborer avec Beyrouth ; Mansour en Libye

Cela fait 33 ans que l’imam Moussa Sadr et ses deux compagnons, cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine, ont disparu en Libye. L’année 2011 a vu le régime de Mouammar Khadafi tomber, mais l’énigme de cette disparition n’a toujours pas été élucidée. Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, s’est rendu hier en Libye à la tête d’une délégation officielle pour rencontrer les responsables libyens et discuter avec eux de cette question.
La délégation compte également le directeur général du département des Émigrés Haytham Jomaa, le juge Hassan Chami, Sadreddine Sadr, fils de l’imam Moussa Sadr, et Ali Yaacoub, fils de cheikh Mohammad Yaacoub.
Interrogé sur d’éventuelles informations données dans l’affaire Sadr, M. Mansour a précisé qu’il y a « beaucoup de rumeurs, de théories et d’indications qui se recoupent ». « Tout ce que nous voulons, c’est que la vérité sur cette disparition éclate et que les détenus soient libérés », a-t-il ajouté.
À une question sur les résultats de la visite de M. Jomaa il y a deux mois en Libye pour la même raison, le ministre a affirmé qu’il y a eu « des progrès » et que « cette visite se situe dans le prolongement de celle qui l’a précédée ». Il a estimé qu’il était « trop tôt » pour dire si des entrevues avec des piliers de l’ancien régime, aujourd’hui emprisonnés, seront organisées. Sur la représentation diplomatique future entre la Libye et le Liban, Adnane Mansour a fait remarquer qu’il existe déjà un chargé d’affaires libyen au Liban. « Il ne fait pas de doute que si nous réussissons à élucider cette douloureuse affaire, nous pourrons ouvrir une nouvelle page avec la Libye, a-t-il dit. J’ai décelé chez les responsables libyens rencontrés au Caire une volonté d’approfondir les relations avec le Liban à tous les niveaux. »
À la question de savoir s’il reste optimiste quant aux résultats d’une telle démarche en Libye, Sadreddine Sadr s’est dit « toujours optimiste, comme tout bon croyant ». « En 33 ans, il y a eu beaucoup de contacts et d’indicateurs qui nous poussent à espérer pour le mieux », a-t-il conclu.
Par ailleurs, l’envoyé du Conseil national de transition libyen au Liban, le colonel Abdallah Zeidani, a affirmé hier que « le crime de la disparition de l’imam Moussa Sadr et de ses compagnons sera élucidé ». Dans une intervention télévisée, il a annoncé qu’« une ambassade de Libye sera bientôt ouverte au Liban et compensera des années de froid entre les deux pays. Nous sommes prêts à collaborer avec les autorités libanaises », a-t-il assuré.
Cela fait 33 ans que l’imam Moussa Sadr et ses deux compagnons, cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine, ont disparu en Libye. L’année 2011 a vu le régime de Mouammar Khadafi tomber, mais l’énigme de cette disparition n’a toujours pas été élucidée. Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, s’est rendu hier en Libye à la tête d’une délégation officielle pour rencontrer les responsables libyens et discuter avec eux de cette question.La délégation compte également le directeur général du département des Émigrés Haytham Jomaa, le juge Hassan Chami, Sadreddine Sadr, fils de l’imam Moussa Sadr, et Ali Yaacoub, fils de cheikh Mohammad Yaacoub.Interrogé sur d’éventuelles informations données dans l’affaire Sadr, M. Mansour a précisé qu’il y a « beaucoup de rumeurs, de...
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