Des milliers de manifestants ont été dispersés hier dans le nord du Nigeria, mais la journée d’hier semblait moins violente que lundi. Photo AFP
Des assaillants ont attaqué hier et incendié en partie la mosquée centrale de la ville de Benin City, où au moins cinq personnes ont été tuées et 10 000 ont été déplacées depuis lundi par ces violences visant des musulmans, selon la Croix-Rouge locale. Il s’agit de la première vague de violences visant des musulmans dans le sud du Nigeria depuis la multiplication ces deux dernières semaines des attaques contre des chrétiens dans le nord musulman, revendiquées en partie par le groupe islamiste Boko Haram. Lundi, une autre mosquée à Benin City avait été attaquée en marge d’une manifestation contre la hausse des prix des carburants. Dans le nord-est, ce sont des islamistes présumés qui ont ouvert le feu hier sur les clients d’un bar de la ville de Potiskum, tuant six personnes, dont cinq policiers, selon des témoins. Fief du groupe Boko Haram, Potiskum est l’un des épicentres des violences antichrétiennes. La ville est située dans l’État de Yobe, où l’état d’urgence est en vigueur depuis le 31 janvier.
Hier, le président Goodluck Jonathan a rencontré dans la capitale fédérale Abuja les principaux responsables de la sécurité du pays.
Parallèlement aux violences confessionnelles, des milliers de manifestants ont été dispersés hier dans le nord et des barrages ont été érigés dans la capitale économique Lagos, au deuxième jour de la grève générale contre le doublement des prix du carburant dans le pays, principal producteur africain de pétrole. Au moins six personnes ont trouvé la mort lundi lors de heurts parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants. Le chef de la police nigériane, Hafiz Ringim, a appelé les grévistes à se conduire pacifiquement, dénonçant les « mécréants » à l’origine des violences. Des dizaines de milliers de manifestants avaient défilé lundi dans les principales villes du pays. Mais la journée d’hier semblait moins violente.
La grève générale illimitée, conjuguée aux violences interconfessionnelles, fait craindre le pire. Dimanche, le président Jonathan s’était alarmé d’une situation « pire que la guerre civile » des années 1960, en référence à la guerre sécessionniste du Biafra (1967-1970), et au caractère imprévisible des attaques religieuses. En écho à ces déclarations, le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka a renchéri hier, estimant que son pays « se dirigeait vers une guerre civile » et accusant certains dirigeants politiques d’attiser l’intolérance religieuse.
(Source : AFP)


Je demande mille fois pardon à Messieurs Gédéon, Farhat et Malek. Je ne sais ce qui m’a pris. Probablement l’excès d’enthousiasme pour une cause si importante. Il est pourtant vrai que nous sommes pratiquement à l’autre bout de la planète et que nous avons, nous-mêmes, mille autres chats à fouetter à l’heure présente. N’empêche que, comme le dit si bien Mr. Kamel, la partie qui se joue à présent au Nigeria est suffisamment importante pour justifier que nous lui accordions un peu d’attention. Ses retombées risquent, sans aucun doute, de nous affecter, d’une manière ou d’une autre. N’oublions pas qu’il y a plusieurs milliers de nos compatriotes qui vivent et qui travaillent dans ce pays. D’autre part j’aimerais savoir qui a bien pu inspirer a Jonathan Goodluck l’idée de pressurer davantage ce peuple affame et risquer une révolution pour remettre en état de marche les quatre raffineries du pays ? Pourquoi n’a-t-il pas essaye de convaincre la communauté internationale de le financer ? Ou, plutôt, je ne le sais que trop.
00 h 39, le 12 janvier 2012