Des cérémonies ont été organisées à Bagdad et Bassora. Le Premier ministre Nouri al-Maliki a assisté à celle qui s’est déroulée dans la capitale et a rendu hommage aux forces de sécurité. Il a également insisté sur le fait que la police ne devrait pas être politisée, ce que lui reprochent précisément de faire des responsables du bloc parlementaire Iraqiya avec lesquels le chef du gouvernement est en conflit depuis fin décembre. Rappelons que de hauts responsables d’Iraqiya avaient accusé fin décembre M. Maliki de les « assiéger », usant pour cela de « la bénédiction d’un système judiciaire et policier politisé qui est quasiment devenu un prolongement de son pouvoir personnel ».
M. Maliki a aussi fait part de son espoir de voir la police capable d’ici à un an de gérer seule la sécurité dans le pays, sans l’appui de l’armée. Malgré ses effectifs élevés, la police irakienne peine à inspirer confiance aux citoyens alors que la situation sécuritaire du pays demeure précaire avec des violences quasi quotidiennes qui ont fait plus de 4 000 morts civils en 2011 selon l’ONG Iraqi Body Count.
Ainsi, sur le terrain, au moins 17 personnes ont été tuées hier et des dizaines d’autres blessées dans plusieurs attaques en Irak, dont plusieurs visaient des pèlerins chiites en route pour des célébrations dans la ville sainte de Kerbala. Deux voitures piégées ont explosé dans la soirée à Bagdad, faisant au moins cinq morts et 30 blessés, ont indiqué les ministères de l’Intérieur et de la Défense. Une autre voiture piégée a explosé peu après dans le quartier chiite de Chaab, faisant un mort et au moins cinq blessés. Dans la nuit de dimanche à lundi, 15 pèlerins afghans avaient également été blessés par l’explosion d’une voiture piégée à l’ouest de Hilla, selon un officier de la police. Dans un district au sud-ouest de Bagdad, une autre bombe visant des pèlerins chiites a fait un mort et au moins neuf blessés, selon les ministères de l’Intérieur et de la Défense.
D’autres violences ont par ailleurs fait cinq victimes dans le pays.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine