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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran ne cédera pas face aux sanctions, assure Khamenei

L’AIEA annonce que Téhéran a commencé la production d’uranium enrichi à Fordo.

Mahmoud Ahmadinejad a entamé sa tournée sud-américaine au Venezuela, où il a rencontré Hugo Chavez. Carlos Garcia Rawlins/Reuters

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé hier dans un discours retransmis par la télévision d’État que l’Iran ne céderait pas face aux sanctions américaines et européennes prises contre Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé. « La décision ferme du régime de la République islamique est de résister face aux pressions des grandes puissances », a déclaré le numéro un iranien. « Les responsables occidentaux ont déclaré à de nombreuses reprises qu’avec les sanctions et les pressions ils voulaient décourager le peuple et amener les responsables à renoncer à leurs plans, mais ils se trompent et ils n’atteindront pas leurs objectifs », a-t-il ajouté.
De fait, les États-Unis et les pays de l’Union européenne ont décidé d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran pour l’amener à renoncer à son programme nucléaire controversé. Les Occidentaux accusent l’Iran de vouloir utiliser son programme nucléaire civil pour fabriquer l’arme atomique, ce que Téhéran a toujours démenti. L’Union européenne envisage donc d’interdire fin janvier l’achat de pétrole iranien pour accentuer la pression contre la République islamique, étant donné que les achats de pétrole iranien par l’UE représentent 18 % des exportations de la République islamique.
Parallèlement, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu devait s’entretenir hier soir à Ankara avec l’adjoint du secrétaire d’État américain, William Burns, du programme nucléaire iranien, a-t-on appris de sources diplomatiques turques. Cette visite entre dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays, a-t-on précisé.

Uranium enrichi à 20 % à Fordo
Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé hier dans un communiqué que l’Iran avait commencé la production controversée d’uranium enrichi à 20 % sur son site de Fordo, enfoui sous une montagne et difficile à attaquer. « Tout le matériel nucléaire dans l’installation reste sous la surveillance de l’agence », a ajouté l’AIEA. L’uranium enrichi à moins de 20 % est utilisé uniquement à des fins civiles, mais si l’enrichissement est poussé à plus de 90 %, il peut servir à fabriquer l’arme atomique.
En conséquence, les États-Unis ont dénoncé hier une escalade iranienne. « Si (les Iraniens) sont en train d’enrichir à Fordo à 20 %, c’est une nouvelle escalade dans la violation de leurs obligations en matière de nucléaire », a déclaré la porte-parole du département d’État, Victoria Nuland. Même réaction à Berlin, où le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle considère que l’enrichissement sur le site de Fordo constitue un pas supplémentaire dans la progression de la crise entre la communauté internationale et Téhéran. À Londres aussi, la « décision de l’Iran de commencer » la production controversée d’uranium enrichi a été qualifiée de « provocation ».

Tournée latino pour Ahmadinejad
Sur le plan diplomatique, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad entamait hier sa tournée de cinq jours en Amérique latine, dont la première étape est le Venezuela où il est arrivé dimanche. Après une rencontre hier avec le président vénézuélien Hugo Chavez, M. Ahmadinejad doit encore se rendre au Nicaragua, à Cuba et en Équateur, afin de renforcer les relations de l’Iran avec ces quatre pays d’Amérique latine. Également, le président iranien est accompagné dans son périple par une importante délégation ministérielle : Ali Akbar Salehi (Affaires étrangères), Shamseddine Hosseini (Économie), Mehdi Ghazanfari (Industrie, Commerce et Mines) et Majid Namjou (Énergie).
(Source : agences)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé hier dans un discours retransmis par la télévision d’État que l’Iran ne céderait pas face aux sanctions américaines et européennes prises contre Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé. « La décision ferme du régime de la République islamique est de résister face aux pressions des grandes puissances », a déclaré le numéro un iranien. « Les responsables occidentaux ont déclaré à de nombreuses reprises qu’avec les sanctions et les pressions ils voulaient décourager le peuple et amener les responsables à renoncer à leurs plans, mais ils se trompent et ils n’atteindront pas leurs objectifs », a-t-il ajouté.De fait, les États-Unis et les pays de l’Union européenne ont décidé d’imposer de nouvelles sanctions à...
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