La délégation a été reçue en la demeure du président du conseil municipal du village, Ali Mohammad Hojeyri, où elle a tenu une réunion en présence des membres du conseil et du coordinateur du courant du Futur dans la Békaa-Ouest, Bakr Hojeyri, avant d’effectuer une tournée au niveau de la frontière.
S’exprimant devant ses hôtes, M. Kadri a mis l’accent sur la solidarité des députés de l’opposition avec les habitants du village qui, selon le ministre de la Défense, Fayez Ghosn, a été le point de passage d’éléments du groupe terroriste el-Qaëda vers la Syrie.
Soulignant que Ersal « n’a pas une identité communautaire ou politique, mais seulement nationale », le député a rejeté « toute tentative d’exploitation du village pour rendre service au régime syrien dans sa bataille contre son propre peuple ». Il a mis l’accent sur l’attachement des habitants de cette localité à l’État, avant d’inviter celui-ci à assumer ses responsabilités à l’égard du village, en insistant particulièrement sur le déploiement de l’armée à la frontière.
M. Araji a pour sa part estimé que le ministre de la Défense aurait dû effectuer une visite de terrain à la frontière, au niveau de Ersal, avant de faire sa déclaration sur l’infiltration de terroristes d’el-Qaëda, en Syrie. Selon lui, « les accusations de M. Ghosn ont causé du tort au village, ainsi qu’à l’économie et à la sécurité libanaises ».
Sur un autre plan, dans une déclaration à la chaîne MTV, le député Jean Oghassabian a reproché aux gouvernements syrien et surtout libanais de « ne pas prendre au sérieux l’affaire de la délimitation de la frontière ».
De son côté, le député Khaled Daher s’est interrogé, dans une interview accordée à La Voix du Liban 93.3, sur le point de savoir pourquoi le ministre de la Défense n’a pas déployé l’armée à la frontière « pour arrêter les présumés combattants d’el-Qaëda ». Il a accusé ce dernier d’assumer « le rôle de ministre syrien de l’Information ».


- - Je demanderai à cette délégation du 14 Mars qui s'est rendue à Ersal de lire le Washigton Post qui affirme avoir rencontré des centaines de combattants " armés " défectueux Syriens dans le bourg qu'ils défendent .. , sans vouloir parler des frasques de Ziad Jarrah , cousin du député Jamal Jarrah qui se trouve à la tête de cette délégation politique dont la démarche est très politisée .
00 h 18, le 09 janvier 2012