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Moyen Orient et Monde - Révolte

Les appels se multiplient pour « internationaliser » le dossier syrien

Une image, prise par l’agence SANA et diffusée sur YouTube, montre un groupe de prévenus faisant partie des 552 détenus libérés hier par Damas. Photo AFP

Alors que l’Armée syrienne libre et l’opposition qualifient « d’échec » la mission des observateurs arabes en Syrie et que la controverse sur cette mission enfle, plusieurs parties se sont déclarées favorables à une intervention de l’ONU pour mettre fin à la répression sanglante menée par le régime du président Bachar el-Assad. En outre, des manifestations sont prévues aujourd’hui pour réclamer une « internationalisation » du conflit.
Alors que l’Armée syrienne libre et l’opposition qualifient « d’échec » la mission des observateurs arabes en Syrie et que la controverse sur cette mission enfle, plusieurs parties se sont déclarées favorables à une intervention de l’ONU pour mettre fin à la répression sanglante menée par le régime du président Bachar el-Assad. En outre, des manifestations sont prévues aujourd’hui pour réclamer une « internationalisation » du conflit.L’Armée syrienne libre évoque « l’échec » des Arabes...
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C'est la grande et insurmontable impasse entretenue par le régime syrien, comme les gens de bon sens qui connaissent détours, manoeuvres et chantage de ce régime, s'y attendaient. Ce qu'on a appelé l'initiative arabe, par la suite formulée en un "protocole" signé au Caire, après grande réticence, par le vice-ministre des Affaires étrangères syrien, Faisal el-Mokdad, stipule quatre points : 1-Arrêt total des violences (mot choisi pour atténuer celui, entendu, des "tueries" du régime). 2-Retrait des déploiements armés ("al-mazaher almosallahat", expression tortueuse pour dire "forces de l'ordre, de l'armée et "chabbiha"). 3-Libération des prisonniers. 4-Permission aux médias d'entrer et de travailler sur place. Les vénérables observateurs arrivent pour veiller à l'exécution de ces quatre points. Ils n'ont fait que compter près de 400 tués depuis leur arrivée le 26 décembre et voir quelques prisonniers libérés en poudre jetée à leurs yeux. C'est tout. Devant cette impasse, les révoltés demandent une internationalisation de la question syrienne. Ce n'est pas facile. Dracula continuera assoiffé de sang. Malheureusement telle est la réalité.

Halim Abou Chacra

02 h 45, le 06 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • C'est la grande et insurmontable impasse entretenue par le régime syrien, comme les gens de bon sens qui connaissent détours, manoeuvres et chantage de ce régime, s'y attendaient. Ce qu'on a appelé l'initiative arabe, par la suite formulée en un "protocole" signé au Caire, après grande réticence, par le vice-ministre des Affaires étrangères syrien, Faisal el-Mokdad, stipule quatre points : 1-Arrêt total des violences (mot choisi pour atténuer celui, entendu, des "tueries" du régime). 2-Retrait des déploiements armés ("al-mazaher almosallahat", expression tortueuse pour dire "forces de l'ordre, de l'armée et "chabbiha"). 3-Libération des prisonniers. 4-Permission aux médias d'entrer et de travailler sur place. Les vénérables observateurs arrivent pour veiller à l'exécution de ces quatre points. Ils n'ont fait que compter près de 400 tués depuis leur arrivée le 26 décembre et voir quelques prisonniers libérés en poudre jetée à leurs yeux. C'est tout. Devant cette impasse, les révoltés demandent une internationalisation de la question syrienne. Ce n'est pas facile. Dracula continuera assoiffé de sang. Malheureusement telle est la réalité.

    Halim Abou Chacra

    02 h 45, le 06 janvier 2012

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