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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Islamabad veut limiter et clarifier sa coopération avec Washington

Tensions entre le Pakistan et l’Iran après l’incident à la frontière.
Le Pakistan veut limiter sa coopération avec les États-Unis et la clarifier par des accords écrits « noir sur blanc », après la bavure de l’OTAN qui a tué 24 soldats pakistanais fin novembre et rendu encore plus difficiles les relations déjà très tendues entre les deux gouvernements, ont annoncé hier sous le couvert de l’anonymat plusieurs responsables de l’armée pakistanaise, considérée comme l’institution la plus puissante du pays.
« Le Parlement est en train de revoir les conditions de nos relations avec les États-Unis », a confirmé l’un d’entre eux. « Les futures relations seront transparentes et il y aura de nouvelles règles d’engagement en matière de contre-terrorisme » qui, « comme n’importe quel futur accord avec les États-Unis, seront écrites noir sur blanc », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, un incident à la frontière irano-pakistanaise au cours du week-end a quelque peu secoué les relations entre les deux pays. En effet, des gardes-frontières iraniens sont accusés d’avoir tué un civil pakistanais durant le week-end, « mais ils ne sont pas intentionnellement » entrés en territoire pakistanais, et ils poursuivaient des trafiquants de drogue, a expliqué hier le chef de la police iranienne des frontières Hossein Zolfaqari. Ce dernier a démenti la mort du civil pakistanais, tandis qu’Islamabad a affirmé avoir arrêté les trois gardes iraniens samedi après qu’ils eurent tiré sur une voiture, « tuant un Pakistanais et blessant son frère ».
Sur un autre plan, de nombreuses sources jihadistes indiquent qu’el-Qaëda, les talibans afghans et les militants pakistanais s’emploient à contenir la rivalité « à couteaux tirés » entre le chef du Mouvement des talibans pakistanais (TTP, Tehrik-e-Taliban Pakistan) Hakimullah Mehsud, et son adjoint Wali ur Rehman. Certains affirment ainsi que Rehman a ordonné à ses hommes de tuer Mehsud à qui il reprocherait d’être de plus en plus proche d’el-Qaëda et de ses combattants arabes.

(Source : agences)
Le Pakistan veut limiter sa coopération avec les États-Unis et la clarifier par des accords écrits « noir sur blanc », après la bavure de l’OTAN qui a tué 24 soldats pakistanais fin novembre et rendu encore plus difficiles les relations déjà très tendues entre les deux gouvernements, ont annoncé hier sous le couvert de l’anonymat plusieurs responsables de l’armée pakistanaise, considérée comme l’institution la plus puissante du pays.« Le Parlement est en train de revoir les conditions de nos relations avec les États-Unis », a confirmé l’un d’entre eux. « Les futures relations seront transparentes et il y aura de nouvelles règles d’engagement en matière de contre-terrorisme » qui, « comme n’importe quel futur accord avec les États-Unis, seront écrites noir sur blanc », a-t-il ajouté.Par...
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