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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’UE ne renonce pas à sanctionner l’Iran

Téhéran réitère ses menaces : « Fermer le détroit d’Ormuz est très facile. »
L’Union européenne ne renoncera pas à de nouvelles sanctions contre l’Iran malgré la menace formulée mardi par Téhéran de fermer le détroit d’Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, en cas d’embargo contre le pétrole iranien. « L’Union européenne envisage une autre série de sanctions contre l’Iran et nous ne renonçons pas à cette idée », a ainsi affirmé hier Michael Mann, un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Une décision éventuelle sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être décidée à l’occasion de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 30 janvier à Bruxelles, a précisé M. Mann. L’UE a indiqué début décembre qu’elle envisageait d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si Téhéran ne s’engage pas à coopérer avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé. Mais les Européens demeurent divisés sur la nécessité ou non d’imposer un embargo sur le pétrole iranien.
En réponse à ces déclarations, le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a affirmé : « Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c’est comme boire un verre d’eau, comme on dit en persan. » Des manœuvres navales iraniennes sont en cours depuis cinq jours dans le détroit. « Tout le monde sait combien le détroit est important et stratégique, et il est complètement sous le contrôle de la République islamique d’Iran », a encore dit l’amiral Sayyari à la télévision en langue anglaise Press-TV. « Aujourd’hui nous n’avons pas besoin de (fermer) le détroit car nous contrôlons la mer d’Oman et nous pouvons contrôler le transit » maritime et pétrolier, a-t-il cependant estimé.

Mises en garde US et française
Peu après, les États-Unis ont mis en garde contre une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz. « Aucune perturbation du trafic maritime (...) ne sera tolérée », a déclaré George Little, un porte-parole du Pentagone. Quant à la France, elle a appelé l’Iran à respecter le droit international et la liberté de navigation par la voix de Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Le détroit d’Ormuz est un détroit international. En conséquence, tous les navires, quel que soit leur pavillon, bénéficient du droit de passage en transit, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, adoptée en 1982 et au droit international coutumier de la mer », a-t-il dit.

(Source : AFP)
L’Union européenne ne renoncera pas à de nouvelles sanctions contre l’Iran malgré la menace formulée mardi par Téhéran de fermer le détroit d’Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, en cas d’embargo contre le pétrole iranien. « L’Union européenne envisage une autre série de sanctions contre l’Iran et nous ne renonçons pas à cette idée », a ainsi affirmé hier Michael Mann, un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Une décision éventuelle sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être décidée à l’occasion de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 30 janvier à Bruxelles, a précisé M. Mann. L’UE a indiqué début décembre qu’elle envisageait d’imposer de nouvelles sanctions à...
commentaires (2)

Il faut absolument que l'Iran ne tombe pas dans ced piège de fermeture du détroit...qu'il se rappelle la fermeture du détroit de Tiran et les terribles conséquences qui ont suivi...ce serait trop terrible.La région souffre assez comme çà.

GEDEON Christian

04 h 51, le 29 décembre 2011

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Commentaires (2)

  • Il faut absolument que l'Iran ne tombe pas dans ced piège de fermeture du détroit...qu'il se rappelle la fermeture du détroit de Tiran et les terribles conséquences qui ont suivi...ce serait trop terrible.La région souffre assez comme çà.

    GEDEON Christian

    04 h 51, le 29 décembre 2011

  • Oui, fermer le détroit d'Hormuz, en paroles, est très facile. Le faire, en actes, est plus que difficile. On pousse l'Iran à de tels déclarations gratuites, et ils se laissent tomber dans les filets tendus. On cherche les excuses pour ce qu'on planifie, et les voilà offertes par des irresponsables, mûs par les sentiments et les fanfaronnades, et non par la logique. La mouche, à laquelle il est poussé plus d'une trompe, menace, de piqures mortelles, le monde entier, à qui veut l'entendre... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    01 h 32, le 29 décembre 2011

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