Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Brèves

Égypte
Reprise aujourd’hui du procès Moubarak

Le procès de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak doit reprendre aujourd’hui au Caire après trois mois d’interruption durant lesquels le sort du chef d’État déchu a été éclipsé par les tensions meurtrières dans la rue et la poussée électorale des islamistes. M. Moubarak, 83 ans, dont la première comparution le 3 août allongé sur une civière avait captivé l’Égypte et provoqué un fort intérêt à l’étranger, n’est plus apparu devant le tribunal depuis fin septembre. Ce délai a été justifié par un recours des parties civiles contre le président de la cour, le juge Ahmad Refaat, accusé de partialité en faveur des partisans de l’ancien président. La justice a finalement décidé le 7 décembre de maintenir le magistrat, et confirmé la reprise du procès aujourd’hui. L’ancien président, en détention dans un hôpital militaire, est jugé pour la répression de la révolte qui a entraîné sa chute et fait officiellement quelque 850 morts. M. Moubarak doit également répondre d’accusations de malversations financières et de corruption.

La justice interdit les « tests de virginité » pratiqués par l’armée

La justice égyptienne a ordonné hier à l’armée d’arrêter la pratique des « tests de virginité » sur des détenues, dans un jugement favorable à une femme qui avait porté plainte contre ce procédé. La cour administrative du Caire était saisie d’une plainte déposée par Samira Ibrahim, soumise à ce test après avoir été arrêtée lors d’une manifestation en mars dernier, a-t-on indiqué de source judicaire. Cette pratique a été dénoncée comme une forme de « torture » et de violence sexuelle par des organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de la personne. Des responsables militaires avaient justifié ces tests par la nécessité, selon eux, d’empêcher des manifestantes qui seraient vierges de porter plainte pour viol contre des soldats les ayant arrêtées. Devant le tollé provoqué par cette pratique, l’armée s’était engagée auprès d’organisations non gouvernementales à ne plus avoir recours à ces tests, sans toutefois les renier dans leur principe.

Arabie saoudite
Libération de sept détenus chiites ; affrontements lors de perquisitions

Des affrontements lors de perquisitions menées par les forces de sécurité saoudiennes dans le village chiite d’al-Awamiya ont fait trois blessés par balles, dont un adolescent de 15 ans, selon des témoins. Plus tôt dans la journée, des militants des droits de l’homme avaient annoncé la libération de sept chiites détenus pendant plusieurs mois à la prison de Dammam, chef-lieu de la province orientale, car ils étaient accusés d’implication dans des troubles survenus ces derniers mois dans l’est du pays. Les sept hommes ont été remis en liberté lundi soir après avoir été soumis à « une séance de réhabilitation » animée par des dignitaires religieux. Sur 385 personnes arrêtées depuis le début des protestations qui ont éclaté dans la foulée du printemps arabe, une soixantaine sont toujours en détention.

Yémen
Heurts entre jeunes protestataires à Sanaa : au moins 35 blessés

Au moins 35 personnes ont été blessées hier dans des heurts à Sanaa entre de jeunes protestataires, divisés sur l’accord de sortie de crise accordant l’immunité au président Ali Abdallah Saleh, ont indiqué des témoins et une source médicale. Les heurts ont eu lieu sur la place du Changement, épicentre de la contestation à Sanaa, où se tient un sit-in entamé en février et qui se poursuit malgré la conclusion en novembre à Riyad d’un accord sur une transition politique prévoyant le départ de M. Saleh d’ici à deux mois.

Libye
Tripoli aux prises avec la difficile question des milices

Assaillies de revendications de toutes parts, les nouvelles autorités libyennes peinent à régler la question des milices, en charge d’une grande partie de la sécurité du pays depuis la guerre et qui réclament désormais d’être représentées dans les instances dirigeantes. Lundi, les ministres de la Défense, de l’Intérieur et de la Planification ont détaillé le plan visant à réintégrer dans la société les civils qui ont abandonné travail ou études pour combattre les forces de Mouammar Kadhafi et qui restent organisés en brigades armées. Une partie d’entre eux doit rejoindre l’an prochain les rangs de l’armée et de la police, une autre pourra suivre des formations dans divers domaines en Libye ou à l’étranger, reprendre des études ou monter des projets grâce à des aides de l’État. Mais le lendemain, les représentants de « l’Union des thowars (révolutionnaires) de Libye », qui dit regrouper de 60 à 70 % des anciens rebelles, ont haussé le plafond de leurs demandes, en appelant le Conseil national de transition (CNT) à leur octroyer 40 % de ses sièges. Cette nouvelle demande vient s’ajouter à la longue liste de revendications auxquelles le CNT doit répondre après une période de grâce, comme l’exigence de plus de transparence. Les autorités, elles, donnent l’impression de ne pas vouloir s’attaquer de front à la question sensible des milices, dont certaines sont lourdement armées et n’entendent pas abandonner les acquis remportés avec la révolution.
ÉgypteReprise aujourd’hui du procès MoubarakLe procès de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak doit reprendre aujourd’hui au Caire après trois mois d’interruption durant lesquels le sort du chef d’État déchu a été éclipsé par les tensions meurtrières dans la rue et la poussée électorale des islamistes. M. Moubarak, 83 ans, dont la première comparution le 3 août allongé sur une civière avait captivé l’Égypte et provoqué un fort intérêt à l’étranger, n’est plus apparu devant le tribunal depuis fin septembre. Ce délai a été justifié par un recours des parties civiles contre le président de la cour, le juge Ahmad Refaat, accusé de partialité en faveur des partisans de l’ancien président. La justice a finalement décidé le 7 décembre de maintenir le magistrat, et confirmé la reprise...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut