Le lock-out restera comme un gros point noir dans l’histoire de la NBA. À la mi-novembre, David Stern promettait un « hiver nucléaire ». Mike Stone/Reuters
Une saison au rabais
Fin de l’histoire ? Pas vraiment... Les aficionados de la grosse balle orange auront probablement droit à une saison régulière au rabais, avec 66 matches par équipe... en 120 jours. Pour parer à ce resserrement imposé du calendrier en limitant les pertes financières, la NBA a donc inventé le concept de « back-to-back-to-back », entendez « trois matches en trois jours ». Certaines franchises vont même enchaîner des séries de cinq rencontres en sept jours à certains moments de la saison ! Le tout avec seulement deux matches de présaison pour tout le monde. Bonjour les balles perdues, les coups de pompe impromptus et les blessures dans les semaines qui viennent... Et ce sans parler de la préparation tronquée de Team USA et des autres sélections nationales qualifiées pour les prochains JO puisque les finales auront lieu plus tard que d’habitude. Le dernier lock-out, en 1998, avait accouché d’une saison médiocre sur le plan du jeu et on ne voit pas comment celle qui vient de débuter pourrait être différente.
Milliardaires vs millionnaires
Le lock-out aura sans doute d’autres conséquences plus pernicieuses. On sait déjà que l’image de David Stern en a pris un sérieux coup, notamment chez les joueurs NBA. Certains ne se sont pas privés pour l’insulter ouvertement via leur compte Twitter ces dernières semaines...
Mais au-delà du cas du commissionner, c’est l’image de toute la Ligue qui a été écornée.
Rappelons que le nerf de la guerre était évidemment l’argent. Un affrontement qui oppose des milliardaires à des millionnaires en pleine crise économique ? C’est sans doute comme cela que ce lock-out a été perçu par bon nombre de supporters ...
Et ce n’est pas un excellent atout promotionnel. Quelques indicateurs n’invitent d’ailleurs pas à la sérénité dans les bureaux de la Ligue, comme les baisses des ventes de maillots. Elles étaient de l’ordre de près de 40 % fin novembre selon le NY Post.
Des raisons d’espérer des jours meilleurs ? Le record d’audience du derby de LA en présaison, et le spectacle proposé dimanche pour l’ouverture de la saison.


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