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Liban

Rajustement des salaires : confusion et suspense jusqu’au bout

Ghassan Ghosn hier : hilarante, en effet, cette controverse sur les salaires, alors que les prix grimpent et que le marasme s’installe...

Incroyable mais vrai. Le Conseil des ministres se réunit aujourd’hui pour décider d’un rajustement du salaire minimum alors que l’écart dans les chiffres défendus respectivement par le patronat et les ouvriers est de... 25 000 LL !
C’est ce qu’a révélé hier le président de la Chambre de commerce de Beyrouth Mohammad Choucair, qui, tout en concédant que les ouvriers ont le droit de réclamer davantage, a estimé que « c’est le mauvais moment de le faire », et mis en garde contre les faillites possibles, en 2012, si la croissance reste aussi faible qu’elle l’a été en 2011.
Pour les associations économiques, le salaire minimum doit être de 625 000 livres pour le nouveau salarié et 675 000 livres pour le salarié cadré, alors que la CGTL réclame, respectivement, 650 000 et 700 000 livres.
Par ailleurs, la CGTL réclame la majoration des indemnités de transport et de frais scolaires, respectivement à 10 000 LL au lieu de 6 000 LL/ jour et à 750 000 LL au lieu de 500 000 LL/an jusqu’à concurrence de deux enfants, alors que les associations économiques, forts de l’appui du Conseil d’État, refusent d’accorder ce droit à l’État et le confinent aux négociations bilatérales entre salariés et patronat.
Que fera donc le Conseil des ministres aujourd’hui, qui a inscrit la question des salaires en tête de son ordre du jour ? Une chose est sûre, c’est que le Premier ministre, Nagib Mikati, souhaite faire cadeau aux Libanais de cette majoration, telle que les associations économiques l’ont définie.
Toutefois, son plan se heurte à deux ou trois obstacles. Première objection, celle des syndicats, dont le secteur de pointe, celui des enseignants, a mis en garde M. Mikati contre toute décision définitive qu’il serait tenté de prendre, dès aujourd’hui. Les enseignants ont notamment menacé de mener grève sur grève si le projet est voté en l’état.
Le projet Mikati se heurte ensuite à l’ordre de grève lancé par la CGTL pour le 27 décembre, et que M. Mikati espère épargner aux Libanais.
Enfin, le ministre du Travail, Charbel Nahas, en outsider solitaire, assure qu’il s’opposera à tout projet autre que celui qu’il a lui-même préparé, et qui prévoit une majoration des salaires plus importante que celle que réclame la CGTL, mais subventionnée en partie par des fonds publics.
Ce clivage risque de perturber sérieusement la séance du Conseil des ministres, à l’ombre du revirement du Hezbollah, qui votera aujourd’hui pour le projet de M. Nahas, contrairement à ce qui s’est produit il y a deux semaines, et remettant tout en cause.
Incroyable mais vrai. Le Conseil des ministres se réunit aujourd’hui pour décider d’un rajustement du salaire minimum alors que l’écart dans les chiffres défendus respectivement par le patronat et les ouvriers est de... 25 000 LL !C’est ce qu’a révélé hier le président de la Chambre de commerce de Beyrouth Mohammad Choucair, qui, tout en concédant que les ouvriers ont le droit de réclamer davantage, a estimé que « c’est le mauvais moment de le faire », et mis en garde contre les faillites possibles, en 2012, si la croissance reste aussi faible qu’elle l’a été en 2011.Pour les associations économiques, le salaire minimum doit être de 625 000 livres pour le nouveau salarié et 675 000 livres pour le salarié cadré, alors que la CGTL réclame, respectivement, 650 000 et 700 000 livres.Par ailleurs,...
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Quand allons-nous enfin concrétiser toutes ces victoires grand V ? A croire que le gouvernement improvise au jour le jour laissant libre cours à une inflation galopante.

Robert Malek

18 h 56, le 20 décembre 2011

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Commentaires (1)

  • Quand allons-nous enfin concrétiser toutes ces victoires grand V ? A croire que le gouvernement improvise au jour le jour laissant libre cours à une inflation galopante.

    Robert Malek

    18 h 56, le 20 décembre 2011

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