« Je jure devant Dieu que je n’ai jamais commis aucune faute impliquant du sang irakien », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Erbil au Kurdistan irakien. Il a toutefois indiqué qu’il serait prêt à être jugé si son procès avait lieu dans cette région autonome.
Rappelons qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui lundi dans le cadre de lois « antiterroristes ». Certains de ses gardes du corps ont fait des aveux télévisés dans lesquels ils ont reconnu avoir commis et planifié des attentats et reçu un soutien financier du vice-président. Selon M. Hachémi, ces aveux sont montés de toutes pièces. Il en a appelé à la Ligue arabe pour enquêter. Ce membre sunnite du bloc parlementaire laïc Iraqiya s’est également dit devant la presse « étonné » des déclarations optimistes du président américain Barack Obama selon lesquelles l’Irak est devenu une démocratie, dotée d’un système judiciaire indépendant.
Ces dénégations surviennent alors que la crise entre le gouvernement du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki et Iraqiya, dirigé par l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui, s’aggrave. Iraqiya, qui avait déjà suspendu sa participation au Parlement, a décidé de boycotter le gouvernement pour protester contre la « dictature » du PM. « Cette décision a été prise en raison de la détérioration du processus politique, pour éviter que le pays ne sombre dans la catastrophe si la dictature de Maliki se poursuit », a déclaré Saleh Moutlak, vice-Premier ministre dont M. Maliki a réclamé le limogeage. Le Parlement doit se pencher sur cette demande le 3 janvier. Signalons qu’avec 82 députés, Iraqiya, qui contrôle neuf portefeuilles au gouvernement, est le deuxième groupe parlementaire derrière l’Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites (159 élus).
De son côté, M. Maliki a appelé « à la tenue d’une conférence réunissant les chefs des blocs politiques et les dirigeants politiques pour discuter de leurs divergences, et examiner l’état actuel de la sécurité et la situation politique », a affirmé Ali Moussawi, conseiller pour la presse du Premier ministre. D’autres dirigeants irakiens ont souhaité des discussions pour sortir de la crise. Le chef du Parlement, le sunnite Oussama al-Noujaifi, a également appelé à « une conférence nationale, alors que le processus politique est secoué par des coups violents et dangereux aux conséquences indésirables ».
Notons que la Maison-Blanche avait exprimé son « inquiétude au sujet de ces développements », exhortant « toutes les parties à œuvrer pour résoudre leurs divergences (...) à travers le dialogue ».
(Source : AFP)

