Douze civils, dont deux enfants de 10 et 12 ans, ont péri à Homs, haut-lieu de la contestation contre le régime, et un autre enfant âgé de 14 ans a été tué dans le village d'Aqrab, dans cette région, a rapporté dans un communiqué l'OSDH, une ONG basée au Royaume-Uni.
Plus au nord, à Hama (210 km au nord de Damas), cinq civils ont péri sous les balles des forces de sécurité.
Dix-huit civils, dont deux enfants, ont été tués à Douma, Saqba, Kafarbatna, Hamourié et à Dmeir, des villes de la province de Damas.
Une femme et une fillette ont été tuées dans la province de Deraa (sud) où la contestation est née il y a près de neuf mois, a précisé l'OSDH.
Dans la province d'Idleb, près de la frontière turque, deux civils dont un adolescent de 15 ans ont été tués dans la ville de Maaret al-Nooman. Un chauffeur de taxi a péri par des balles tirées depuis un barrage dans cette même région.
Selon l'ONU, plus de 4.000 personnes ont été tuées par les forces syriennes depuis le début de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad à la mi-mars.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majorité des courants de l'opposition, a dit craindre un "massacre" à Homs, cible d'une répression violente depuis des semaines.
"Toutes les informations, les vidéos, ainsi que les militants sur le terrain affirment que le régime se prépare à commettre un massacre collectif pour faire taire la révolution à Homs, et en faire un exemple pour les autres régions", a affirmé le CNS dans un communiqué.
Les Etats-Unis ont fait part de leur "profonde inquiétude" quant à ces informations. La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a souligné que le président Assad serait tenu responsable de tout décès provoqué par les forces gouvernementales et Londres a demandé à Damas de "retirer immédiatement" ses forces de Homs.


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